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Johann Sebastian Bach (1685-1750) : Partitas pour clavier n°1, 2 et 3 BWV 825 à 827. Racha Arodaky, piano. CD AIR 003. Code barre : 3775000026592. Enregistré en septembre 2011. Livret trilingue (français, anglais, allemand). Durée : 70’30

 

Avec ce disque au charme certain paraissant comme le précédant sous son propre label, suit une nouvelle fois le parcours discographique de son maître Murray Perahia, lui qui enregistra outre Mendelssohn, des œuvres de l’extraordinaire génération de compositeurs nés en 1685 (et morts tous les trois à peu d’années d’écart) : Haendel, D. Scarlatti et JS. Bach. Elle s’inscrit par là même (comme Alexandre Tharaud et d’autres) dans le prolongement des grands « anciens » Edwin Fischer, Marcelle Meyer, Glenn Gould…, qui jouaient sans complexe le répertoire du XVIIIe siècle sur piano moderne.

propose ici les trois premières partitas, entre lesquelles sont intercalées quelques transcriptions dues à Bach (Largo du Concerto pour violon, hautbois et basse continue RV 299 de Vivaldi), à Alfred Cortot (Arioso du Concerto pour clavier BWV 1056), et à elle-même. À travers ce programme construit de manière très réfléchie, on retrouve cette sonorité ronde, feutrée, cette poésie, délicatesse dans le toucher, mais aussi cette franchise dans les mouvements enlevés, qu’on avait pu apprécier dans son précédent album consacré à Haendel. Dans la musique qui nous intéresse ici, qui repose, outre le contrepoint, en grande partie sur le rythme, la danse, on peut regretter une approche trop romantisée et sage, qui plus est peu favorisée par une prise de son qui à tendance à étouffer l’instrument. On est par ailleurs quelque peu étonné par le parallèle fait dans le livret entre le trio Suscepit Israel tiré du Magnificat BWV 243, transcrit ici pour piano par Racha Arodaky et concluant ce disque Bach et la Sarabande de la Suite française BW 812 qui sert d’intermède entre la Partita n°3 et la Partita n°2. Cette sarabande semble en effet plus proche d’un autre extrait du Magnificat, en l’occurrence l’aria Et misericordia !

Le disque reste néanmoins plaisant à écouter, même si on est plus sensible aux interprétations de ces chefs d’œuvre au clavecin (Scott Ross, Gustav Leonhardt, Benjamin Alard…). Les affinités de Racha Arodaky avec l’univers de ces compositeurs de l’époque baroque et le choix des répertoires qu’elle aborde en concert laissent penser que la musique française (Rameau ?) pourrait bien faire l’objet d’un prochain disque : à suivre.

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Johann Sebastian Bach (1685-1750) : Partitas pour clavier n°1, 2 et 3 BWV 825 à 827. Racha Arodaky, piano. CD AIR 003. Code barre : 3775000026592. Enregistré en septembre 2011. Livret trilingue (français, anglais, allemand). Durée : 70’30

 
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