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Le Brésil : le soleil, les filles et la rigueur !

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Alberto Nepomuceno (1864-1920) : Garatuja-Batuque ; Alexandre Levy (1864-1892) : Samba ; Heitor Villa-Lobos (1887-1959) : Dança Frenética ; Francisco Mignone (1897-1986) : Congada ; Oscar Lorenzo Fernández (1897-1948) : Batuque ; Camargo Guarnieri (1907-1993) : Três Danças para Orquestra ; Edino Krieger (né en 1928) : Passacahla para o Novo Milêno ; Antônio Carlos Jobim (1927-1994) : A Chegada dos Candangos ; Clóvis Pereira (né en 1932)/César Guerra-Peixe (1914-1993) : Mourão. Orchestre Symphonique d’Etat de São Paulo, direction : Roberto Minczuk. 1 SACD hybride BIS Records. Référence : BIS 1430. Notice de présentation en : anglais, français et allemand. Enregistré en 2003. Durée : 59’21.

 

Poursuivant son exploration des musiques symphoniques de Brésil, Bis offre un inévitable album centré sur les danses symphoniques de ce pays. On retrouve, au fil de la petite heure de cette galette, les sources et les évolutions stylistiques des compositeurs brésiliens.

L’aventure commence, dès le XIXe siècle, avec les parfums des batuques, fusion typiquement locale d’un héritage des esclaves africains et d’un style orchestral européen. L’orchestre traditionnel se met progressivement à chalouper avec l’introduction de syncopes, composant un « jeu ne sais quoi » à la fois latino-américain, évocateur et enjôleur. La génération suivante, celle de Villa-Lobos,  chercha un chemin personnel et original à travers une réinterprétation moderniste du folklore et une volonté de rechercher de nouvelles formules instrumentales. Enfin, la génération post-1945, poursuivit l’exploration des thèmes et des richesses stylistiques de la musique brésilienne, avec un regard parfois un peu trop appuyé vers le passé à l’image d’Edino Krieger. Tout compte fait, le point commun de ces multiples pièces reste l’énergie communicative et  la générosité des thèmes et des mélodies.

Le solide est plus un chef remarqué pour sa rigueur que pour ses déhanchements chorégraphiés ou sa sensualité toute sud-américaine. Au pupitre du, toujours excellent, Orchestre Symphonique d’Etat de São Paulo, il impose des lectures bien construites mais un peu trop carrées et parfois bruyantes de ces partitions. Il manque l’énergie charismatique d’un Dudamel ou la culture du style de John Neschling, l’autre grand chef brésilien.

Pourtant, sans concurrence sur le marché, ce disque, éditorialement pertinent, est une pierre apportée à notre connaissance de la musique et surtout un beau moment, avec des musiques éloignées de nos turpitudes occidentales.

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Alberto Nepomuceno (1864-1920) : Garatuja-Batuque ; Alexandre Levy (1864-1892) : Samba ; Heitor Villa-Lobos (1887-1959) : Dança Frenética ; Francisco Mignone (1897-1986) : Congada ; Oscar Lorenzo Fernández (1897-1948) : Batuque ; Camargo Guarnieri (1907-1993) : Três Danças para Orquestra ; Edino Krieger (né en 1928) : Passacahla para o Novo Milêno ; Antônio Carlos Jobim (1927-1994) : A Chegada dos Candangos ; Clóvis Pereira (né en 1932)/César Guerra-Peixe (1914-1993) : Mourão. Orchestre Symphonique d’Etat de São Paulo, direction : Roberto Minczuk. 1 SACD hybride BIS Records. Référence : BIS 1430. Notice de présentation en : anglais, français et allemand. Enregistré en 2003. Durée : 59’21.

 
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