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Martin Schmeding joue la transcription avec Bach

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Franz Liszt (1811-1886) : Prélude et fugue sur la cantate « Ich hatte viel Beckümmernis » BWV 21. Robert Schaab (1817-1887) : Chœur final de la Passion selon Saint-Matthieu BWV 244. Johann Sebastian Bach (1685-1750) : Concerto en ré mineur d’après Antonio Vivaldi BWV 596 ; Choral « Wachet auf ruft uns die Stimme » BWV 645, d’après la cantate BWV 140. Sigfrid Karg-Elert (1877-1933) : Sinfonie pastorale de l’Oratorio de Noël BWV 248. Charles-Marie Widor (1844-1937) : Misere mei, d’après le Prélude en ré mineur BWV 851. Max Reger (1873-1916) : Prélude et fugue en si bémol mineur BWV 867. Marcel Dupré (1886-1971) : Sinfonia de la cantate BWV 29. Martin Schmeding (né en 1975) Sonate en trio d’après BWV 1031. Arno Landmann (1887-1966) Chaconne de la partita pour violon BWV 1004. Martin Schmeding à l’orgue Stumm (1759) Volt (1895) Goll (1999) de l’église de Durlach (Allemagne). 1 SACD multichannel ARS Produktion ARS 38109. Code barre 4260052381090. Enregistré en septembre 2011. Livret bilingue anglais/allemand. Durée totale 75’19’’

 

L’orgue ayant été depuis toujours l’outil idéal pour transcrire toutes sortes de musiques sur le clavier et restituées par un seul exécutant, il n’est pas étonnant que les compositeurs se soient accaparé l’œuvre de Bach dans son ensemble ou presque, et d’en dédier les plus belles pages à cet instrument roi. Déjà, Bach lui-même s’était amusé à le faire en transcrivant des concerti de l’italien Vivaldi, pas moins de cinq à l’orgue, et bien plus encore au clavecin… Il alla même jusqu’à transcrire ses propres œuvres, dont ses plus beaux chorals de cantate.

Nous retrouvons sur ce disque quelques échantillons du Bach transcripteur. Pour autant, c’est la suite qui excite vraiment notre curiosité musicale : Bon nombre de compositeurs romantiques, amoureux de Bach, n’ont pas résisté à cet exercice. Nous retrouvons avec bonheur des œuvres connues, revisitées, entendues sous un autre jour, un autre éclairage. La musique de Bach est idéale pour cela, son essence même s’y prête à merveille. Nous entendons l’Oratorio de Noël, la Chaconne, la Passion selon Saint-Matthieu, toutes ses œuvres transcrites à la fois par de grands compositeurs romantiques, et aussi par d’autres, plus obscurs, mais qui rendent justice à ces pages tout aussi brillamment que leurs maîtres.

Le choix de l’orgue, remontant au XVIII° siècle, agrandi au XIX° siècle et restauré au XX°, apparait ici comme un élément judicieusement choisi pour un tel programme. Pas vraiment d’esthétique tranchée dans cet instrument, mais un certain néo-classicisme très équilibré qui combine bien le baroque et le symphonique.

se plait dans ce répertoire, l’aborde avec beaucoup de force, d’élan, sans craindre les envolées lyriques, en harmonie avec le style romantique généré par l’époque des transcripteurs. La prise de son en multi canaux augmente l’attrait acoustique de cette production. Pour de telles masses sonores, le SACD s’impose toujours, même à l’heure où le mp3 se généralise !

Après de nombreux disques consacrés aux œuvres de Bach transcrites au piano, il était temps aussi de montrer au mélomane cette partie moins connue de l’art de la transcription de Bach à l’orgue, son instrument préféré après tout, et sur lequel sa musique sonne parfaitement.

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Franz Liszt (1811-1886) : Prélude et fugue sur la cantate « Ich hatte viel Beckümmernis » BWV 21. Robert Schaab (1817-1887) : Chœur final de la Passion selon Saint-Matthieu BWV 244. Johann Sebastian Bach (1685-1750) : Concerto en ré mineur d’après Antonio Vivaldi BWV 596 ; Choral « Wachet auf ruft uns die Stimme » BWV 645, d’après la cantate BWV 140. Sigfrid Karg-Elert (1877-1933) : Sinfonie pastorale de l’Oratorio de Noël BWV 248. Charles-Marie Widor (1844-1937) : Misere mei, d’après le Prélude en ré mineur BWV 851. Max Reger (1873-1916) : Prélude et fugue en si bémol mineur BWV 867. Marcel Dupré (1886-1971) : Sinfonia de la cantate BWV 29. Martin Schmeding (né en 1975) Sonate en trio d’après BWV 1031. Arno Landmann (1887-1966) Chaconne de la partita pour violon BWV 1004. Martin Schmeding à l’orgue Stumm (1759) Volt (1895) Goll (1999) de l’église de Durlach (Allemagne). 1 SACD multichannel ARS Produktion ARS 38109. Code barre 4260052381090. Enregistré en septembre 2011. Livret bilingue anglais/allemand. Durée totale 75’19’’

 
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