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Concertos pour pianoforte de Mozart : version de chambre

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Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Concertos n° 14 en mi bémol majeur, K. 499 ; n° 27 en si bémol majeur, K. 595 ; n° 13 en do majeur, K. 415. Daniel Isoir, pianoforte, La Petite Symphonie. 1 CD Agogique. Réf : AGO004 ; Enregistré du 3 au 6 août 2011 à la Bibliothèque musicale François Lang, l’abbaye de Royaumont, France. Code barre : 3 700675 500047. Livret en français et anglais. Durée totale : 75’47.

 

L’extrême richesse de l’écriture mozartienne est cette étonnante simplicité – voilà la première impression que donne ce disque à la première écoute. Dépouillé au maximum, l’orchestre, La Petite Symphonie, créé par en 2006, est une formation résolument chambriste spécialisée dans la période baroque tardive et classique ; chaque pupitre est généralement tenu par un seul musicien qui joue sur un instrument ancien ou une copie d’un instrument d’époque. Dans cet enregistrement, le Concerto en ut majeur (n° 13) est joué a quattro, donc en quatuor à cordes sans les vents.

Ce dépouillement permet d’entendre très clairement chaque note, ce qui est essentiel dans le répertoire du compositeur. Le pianoforte, en l’occurrence « La Gaudaine » construite par Ryo Yoshida et d’après un Stein de 1780, s’adapte mieux que le clavecin à cette sonorité. D’ailleurs, c’est pour cet instrument que Mozart, ainsi que Haydn et le jeune Beethoven, ont écrit de nombreuses pièces.

L’interprétation reflète le goût des musiciens pour l’intimité et le dialogue, et ils y réussissent admirablement. Cependant, à quelques moments de tutti dans K. 595, on sent un léger déséquilibre entre les cordes et l’harmonie. Mozart n’avait certainement pas exactement la même conception musicale et sonore pour ce dernier concerto pour clavier, également l’une de ses dernières œuvres, plus « épais » que les K. 415 et K. 449 présents également sur ce CD. C’est pourquoi, s’il ajoutait un « tuttiste » au premier violon, selon une pratique salzbourgeoise de l’époque, cela pourrait compenser cette petite sensation de creux.

Cela étant dit, l’ensemble est absolument charmant, avec une sonorité fraîche, légère et aérienne, suggérant une autre approche de l’interprétation mozartienne. En ce sens, ce disque serait indispensable pour tous les mélomanes.

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Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Concertos n° 14 en mi bémol majeur, K. 499 ; n° 27 en si bémol majeur, K. 595 ; n° 13 en do majeur, K. 415. Daniel Isoir, pianoforte, La Petite Symphonie. 1 CD Agogique. Réf : AGO004 ; Enregistré du 3 au 6 août 2011 à la Bibliothèque musicale François Lang, l’abbaye de Royaumont, France. Code barre : 3 700675 500047. Livret en français et anglais. Durée totale : 75’47.

 
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