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Spectacle de l’École de Danse de l’Opéra National de Paris

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Paris. Palais Garnier. 13-IV-2012. Johannes Brahms (1833-1897) : Variations sur un thème de Paganini, opus 35. Chorégraphie : Violette Verdy. Piano : Ellina Akimova. Le Bal des Cadets. Johann Strauss fils (1825-1899). Chorégraphie : David Lichine, remontée par Carole Arbo. Symphonie en trois mouvements. Igor Stravinsky (1882-1971). Chorégraphie : Nils Christe. Ecole de danse de l’Opéra National de Paris. Direction : Elisabeth Platel. Orchestre de l’Opéra National de Paris ; direction musicale : Marius Stieghorst

Le spectacle de l’Ecole de Danse de l’Opéra présente cette année un triple bill assez bien pensé dans l’esprit ; Variations ouvre la soirée, sur une chorégraphie de , et sur une musique de Brahms. La facture en est clairement balanchinienne, avec un art du contrepoint chorégraphique plaisant, aucunement révolutionnaire, mais qui permet aux huit jeunes danseurs de saisir une modalité originale et rafraîchissante de pratiquer leur art. Toutefois, les demoiselles manquent encore, pour la plupart d’entre elles, de ce délié si recherché et le haut du corps reste encore très fonctionnel. Rien à reprocher sur la virtuosité masculine, il n’y aura que du progrès à espérer pour frissonner tout à fait.

Le Bal des Cadets, narrant un prélude à la comédie sociale entre adultes, nourrit l’histoire de la dramaturgie du ballet : rêves de petite fille d’être une Sylphide et songes des garçons d’accéder à une virilité vaillante sont humoristiquement chaperonnés par de bien peu vigilants gardiens de la vertu qui finissent par s’abandonner à leurs ébats, finalement. Malice un peu niaise de la Fille aux nattes et éclat piquant de la Jeune Fille se marient à la goguenardise du Premier Cadet et l’agilité du Tambour pour prêter à sourire d’une pièce s’ancrant dans une époque révolue de l’Opéra, et de manière plus globale, reflétant les préoccupations d’une société dont les valeurs sont embaumées et mises en scène.

Enfin, la Symphonie en trois mouvements de sur la musique éponyme de Stravinsky de 1946, reprend le thème, qui avait alors inspiré le compositeur russe, de l’effroi suscité par la Seconde Guerre Mondiale. Sollicitant de nombreux élèves de l’Ecole, le pari est remporté de créer l’adhésion dans cette pièce aux apprêts fascinants. L’engagement des artistes est profond et l’on sort de cette soirée aux parties un peu mal assemblées avec l’inquiétude de constater que ce qui y est plus contemporain est d’une qualité supérieure à ce qu’il y a de plus conventionnel…

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Paris. Palais Garnier. 13-IV-2012. Johannes Brahms (1833-1897) : Variations sur un thème de Paganini, opus 35. Chorégraphie : Violette Verdy. Piano : Ellina Akimova. Le Bal des Cadets. Johann Strauss fils (1825-1899). Chorégraphie : David Lichine, remontée par Carole Arbo. Symphonie en trois mouvements. Igor Stravinsky (1882-1971). Chorégraphie : Nils Christe. Ecole de danse de l’Opéra National de Paris. Direction : Elisabeth Platel. Orchestre de l’Opéra National de Paris ; direction musicale : Marius Stieghorst

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