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Claus Peter Flor et les cauchemars de Bohême

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Antonín Dvořák (1841-1904) : Symphonie n°7 en ré mineur, Op.70 ; Othello, ouverture Op.93 ; Le Pigeon des bois, Op.110. Orchestre philharmonique de Malaisie, direction : Claus Peter Flor. 1 SACD Bis. Référence : 1896. Enregistré en 2010 et 2011. Notice de présentation en : allemand, anglais et français. Durée : 72’42.

 

À la tête de son superbe , le chef allemand , avait déjà revigoré par son énergie et l’intelligence de ses interprétations de redoutables pièces  symphoniques de Suk et Smetana. Il poursuit cette exploration des grands chefs d’œuvres tchèques avec un volume 100% Dvořák.

Selon le chef; le compositeur était tourmenté par des ombres fantomatiques qui résidaient dans les couloirs étroits de l’imposant château de Karlštejn, proposé en illustration de ce disque. Dans la Symphonie n°7, le chef défend une lecture à l’énergie et altière qui ne cède absolument jamais au rêve et à la nostalgie « brahmsisante », pécher-mignon de la plupart des chefs dans cette œuvre (on pense à Guilini ou même Kubelik). L’orchestration est traitée au fouet et regarde plus vers le Beethoven de la Symphonie Héroïque que vers les suiveurs romantisants d’ . La structure de l’œuvre est fermement tenue par un chef architecte qui sait déployer ses tutti avec netteté et lisibilité.

On garde ce ton grave et tendu à l’extrême pour l’ouverture Othello, portée par le déterminisme tragique du destin du Maure du Venise. Rarement donné en concert, le poème symphonique le Pigeon des bois est traité avec la même force.

Orchestralement la formation malaise n’est jamais prise en défaut. La technique est irréprochable et l’homogénéité des pupitres s’avère optimale. Certes, les cordes n’ont pas la personnalité des formations européennes légendaires de Prague, Vienne ou Amsterdam, mais cette neutralité de la palette donne encore plus de poids à ces lectures anti-traditionalistes. Quant à , chef trop discret, il réalise un sans-faute discographique !

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Antonín Dvořák (1841-1904) : Symphonie n°7 en ré mineur, Op.70 ; Othello, ouverture Op.93 ; Le Pigeon des bois, Op.110. Orchestre philharmonique de Malaisie, direction : Claus Peter Flor. 1 SACD Bis. Référence : 1896. Enregistré en 2010 et 2011. Notice de présentation en : allemand, anglais et français. Durée : 72’42.

 
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