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Un inédit mahlérien de Bernstein

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Gustav Mahler (1860-1911) : Symphonie n°9 en ré majeur. Orchestre philharmonique d’Israël, direction : Leonard Bernstein. 2 CD Helicon Classics. Référence 02-9656. Enregistré en 1985. Notice de présentation en anglais. Durée : 88’32.

 

Jusqu’à présent le label de la philharmonie d’Israël ne nous avait pas réservé de grands chocs. La focalisation sur des concerts de Zubin Mehta ne s’avérant pas de plus perspicaces. On se doutait bien que le légendaire orchestre de Tel-Aviv avait dans ses archives d’inestimables trésors : cet inédit de Bernstein en est l’exemple parfait.

De la Symphonie n°9 de Mahler, en a laissé quatre versions officielles : New-York (Sony-1965), Vienne (DGG-1961), Berlin (1979) et Amsterdam (1985). A ce quatuor s’ajoutent un enregistrement de concert avec le Boston Symphony, en 1979, édité de manière non-officielle chez Memories. Cette captation éditée chez Helicon, date de 1985, soit quelques semaines après celle réalisée à la tête du Concertgebouw d’Amsterdam  (légitimement considérée comme l’une des pierres angulaires de la discographie de la partition).

A Tel-Aviv, Bernstein retrouve un orchestre qu’il fréquente depuis 1947 et avec lequel il a réalisé des dizaines de concerts mahlériens. On reconnait la pâte de l’orchestre, plus abrasive et brute de décoffrage, qu’Amsterdam, Berlin Vienne, formations avec lesquelles Bernstein a gravé des Mahler instrumentalement plus soyeux. La concentration technique de l’orchestre qui fait bloc, suivant avec affection et attention, une battue, comme toujours terriblement brassée et suggestive. Les mouvements centraux sont arrachés avec une énergie diabolique et une puissance orchestrale phénoménale.

Le côté incandescent de l’orchestre colle parfaitement à la vision tourmentée, puissante, dramatique à l’extrême de Bernstein. La baguette du chef fait danser les thèmes et les pupitres dans un maelström houleux et bariolé de nuages noirs mais, parfois, traversé d’éclaircies à l’image de la lente décantation du mouvement final poussé aux limites mêmes de l’intensité et suffocant de puissance.

La prise de son est des plus satisfaisantes et respecte les couleurs et les dynamiques de l’orchestre.

Cette nouvelle lecture, importante par rapport à l’art de Bernstein et incontournable dans l’histoire de cette phalange est évidement à connaître.

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Gustav Mahler (1860-1911) : Symphonie n°9 en ré majeur. Orchestre philharmonique d’Israël, direction : Leonard Bernstein. 2 CD Helicon Classics. Référence 02-9656. Enregistré en 1985. Notice de présentation en anglais. Durée : 88’32.

 
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