À emporter, Audio, Musique d'ensemble

Mendelssohn : aux sources d’Elias ?

Plus de détails

Felix Mendelssohn-Bartholdy (1809-1847) : Elias op. 70, oratorio en deux parties sur un livret de Julius Schubring. Klaus Mertens, Elias ; Christine Wolff, soprano / La veuve / Un ange / Une voix ; Britta Schwarz, alto / Un ange / La reine ; Markus Schäfer, ténor / Obadiah / Ahab / Une voix ; Elke Rehwald-Stahl, soprano / Un garçon ; Almut Diemer, soprano ; Dorothee Zimmermann, alto. Kantorei der Schlosskirche Weilburg, Capella Weilburgensis, direction : Doris Hagel. 2 CD Profil Medien PH12034, Édition Günter Hänssler. Code barre : 881488120349. Enregistré du 9 au 14 novembre 2011 à la Schlosskirche de Weilburg an der Lahn. Notice bilingue (allemand, anglais), texte chanté en allemand et en anglais. Durée : 133’07’’

 

Cette parution fait suite à un Paulus dû à la même équipe. Les oratorios de ont été écrits pour de nombreux choristes, et la recherche de l’authenticité ne passe pas, comme souvent, par une réduction des effectifs. Pour cette raison, peut-être, le choix de versions « authentiques » est restreint et ne menace pas la position des plus belles références traditionnelles. Il existe, peu ou prou, Christoph Spering (MDG), Philippe Herreweghe (Harmonia Mundi) et, en anglais, Paul Daniel (Decca). Il y a donc un créneau pour une version de ce type, dans laquelle l’esprit d’ensemble compte plus que la mise en valeur de chanteurs vedettes. Il est dommage, alors, que l’ennui guette souvent ici, du fait de tempos peu énergiques, et d’un chœur qui sonne avec une certaine opacité et se montre imprécis dans les attaques.

Les choix qui président à cette interprétation par  paraissent pourtant valables : l’accompagnement orchestral des airs, les chorals et les ensembles vocaux sont très réussis. Le style montre une véritable cohérence sans tomber dans le maniérisme, les timbres des instruments séduisent. Enfin, les solistes raviront les amateurs des cantates de Bach par la délicatesse de leur expressivité. Il n’y a donc rien de surprenant que l’on entende, par exemple dans « Es ist genug », la mélancolie des cantates baroques allemandes. La présence de en Elias pourrait évidemment susciter des réserves en raison de l’étroitesse et de la sécheresse de sa voix. Son interprétation est pourtant parfaitement en adéquation avec son entourage. Il n’incarne pas le prophète en chanteur d’opéra, il donne une lecture touchante et précise, à la façon d’un chanteur d’église.

Bref, une version intéressante pour approfondir les liens de l’œuvre avec son passé.

(Visited 108 times, 1 visits today)

Plus de détails

Felix Mendelssohn-Bartholdy (1809-1847) : Elias op. 70, oratorio en deux parties sur un livret de Julius Schubring. Klaus Mertens, Elias ; Christine Wolff, soprano / La veuve / Un ange / Une voix ; Britta Schwarz, alto / Un ange / La reine ; Markus Schäfer, ténor / Obadiah / Ahab / Une voix ; Elke Rehwald-Stahl, soprano / Un garçon ; Almut Diemer, soprano ; Dorothee Zimmermann, alto. Kantorei der Schlosskirche Weilburg, Capella Weilburgensis, direction : Doris Hagel. 2 CD Profil Medien PH12034, Édition Günter Hänssler. Code barre : 881488120349. Enregistré du 9 au 14 novembre 2011 à la Schlosskirche de Weilburg an der Lahn. Notice bilingue (allemand, anglais), texte chanté en allemand et en anglais. Durée : 133’07’’

 
Mots-clefs de cet article
Reproduire cet article : Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à le faire savoir sur votre site, votre blog, etc. ! Le site de ResMusica est protégé par la propriété intellectuelle, mais vous pouvez reproduire de courtes citations de cet article, à condition de faire un lien vers cette page. Pour toute demande de reproduction du texte, écrivez-nous en citant la source que vous voulez reproduire ainsi que le site sur lequel il sera éventuellement autorisé à être reproduit.