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Ecoutez les chroniques Classique 2.0 avec Pierre-Jean Tribot

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Entre le lundi 24/12 et le vendredi 4/01, retrouvez, sur Musiq’3, les chroniques « Classique 2.0 » de notre rédacteur en chef Pierre-Jean Tribot :

« Face à la déferlante des nouvelles technologies de l’information et de la communication, sans cesse en évolution, la musique classique s’approprie ces nouveaux moyens pour rester en contact avec les mélomanes et pour toucher de nouveaux publics.  Les chroniques « Classique 2.0 » vous emmènent au cœur de cette musique technophile où : Smartphone, application, Streaming, tablette, live Web, FLAC et réseaux sociaux, font partie du lexique« .

  • Fini les partitions : vive la tablette, chronique du 04/01

Mesdames et messieurs bonjour, le sujet du jour sera consacré à l’annonce par le Brussels Philharmonic, de l’abandon des partitions imprimées  pour des tablettes tactiles.

Présentée en grande pompe en novembre dernier, cette transition a fait le tour des landernaux musicaux et technologiques à une vitesse supersonique. Qu’un orchestre classique abandonne le papier pour des tablettes, voilà qui était singulier.

L’initiative du Brussels Philharmonic et de ses partenaires était au fond inéluctable tant le remplacement de sommes volumineuses de papier par des tablettes est devenu fréquent, il n’y a qu’à penser aux pilotes d’avions qui remisent peu à peu de lourdes valises documentaires pour des supports tactiles. Il suffit également de constater la lourdeur de la gestion des matériels d’orchestres, en termes de logistique, pour se rendre compte que le passage  à la numérisation est une avancée qui risque de métamorphoser le travail  des bibliothécaires d’orchestres ; surtout en ce qui concerne la laborieuse et fastidieuse retranscription des coups d’archets désormais automatiquement annotés sur les terminaux. Léger, écologique et pratique, ce changement à tout pour séduire à condition de vérifier si la batterie de la tablette est bien chargée avant un concert.

Cela étant, outre ces bénéfices pratiques, un autre argument de cette transition, est celui de la bataille pour la visibilité car comme le dit Gunther Broucke, l’intendant de l’orchestre dans un spot vidéo : « il faut bien jouer, donner de bons concerts, faire de bons enregistrements, mais ça ne suffit pas. Nous voulons être innovants. » Venant après la réalisation de sonneries de gsm symphoniques, ce projet a fait un buzz considérable et renforcé mondialement la visibilité et la notoriété de l’orchestre. Certainement bien plus que des dizaines de prix discographiques auraient pu le faire.  Au fond, nous sommes peut être revenu au célèbre «étonne-moi », lancé par Diaghilev à Cocteau, sauf que cet étonne moi est plus technologique qu’artistique.

  • Le classique en applications, chronique du 3/01/2013

A l’ère du nomadisme technologique et de la multiplication des téléphones dits intelligents et des tablettes tactiles,  les nouvelles potentialités offertes par ces outils apparaissent comme infinies. Les institutions musicales se dotent peu à peu d’applications dédiées à ces types de terminaux. On peut tout de même constater et regretter le fossé entre les USA et le reste du monde. Aux Etats-Unis, les applications sont monnaie courante et presque tous les orchestres ou opéras, même régionaux, en proposent  alors qu’en Europe cela reste assez marginal. Ainsi en Belgique, aucune institution n’a encore créé la sienne ; mais La Monnaie et l’ORW avouent travailler sur des projets de ce type.

Mais trop souvent, ces applications restent basiques, et ne sont qu’une pale réduction des sites internet déjà existants. Dans ce contexte peu engageant,  on peut saluer  l’application  de l’Orchestre de Paris qui propose, en streaming audio, des concerts qui ont marqué l’histoire de l’orchestre dont un grandiose Requiem de Verdi dirigé,  par Carlo-Maria Guilini, en 1992.

Mais dans l’absolu, aucune de ces applications  n’exploitait  encore les potentialités des terminaux, jusqu’à la toute récente apparition de The Orchestra du  Philharmonia de Londres, dirigé par Esa-Pekka Salonen.  Associé à Touch Press, la Ferrari des concepteurs d’applications, ils viennent de frapper un très grand coup.

Conçue pour tablettes, cette application nous plonge à travers trois siècles de musique de Haydn à Salonen, lui-même compositeur. On est ainsi projeté au cœur de l’orchestre avec interprétations captées pour la vidéo par plusieurs caméras mais l’œil peut aussi suivre la partition en surimpression, tout en allant et venant à travers les pupitres de l’orchestre. Des commentaires du chef et des musiciens accompagnent l’expérience tout comme une présentation des instruments. Il va de soi que cet orchestre, que l’on peut emmener partout est une vrai valeur ajoutée puisque les qualités techniques, musicales, éditoriales et d’innovations sont réunies.

  • « L’artiste classique est-il soluble dans le web ? », chronique du 02/01/2013

Aujourd’hui nous allons voir si l’artiste classique est-il soluble dans le web 2.0 et plus particulièrement dans les réseaux sociaux ?  Au départ l’alliance de Facebook et de la musique classique pouvait paraître étonnante, on ne souvient même, qu’il y a environ 2 ans, un orchestre, avait même cru bon envoyer un communiqué de presse triomphant pour annoncer son arrivée sur le réseau social.

Désormais, aucune institution musicale, grande ou petite, célèbre ou méconnue, ne peut se passer des vitrines Facebook ou Twitter. Cependant, rares sont celles qui gèrent leurs pages  comme une communauté numérique, on se limite trop souvent à copier les sites internet existants.

Du côté des artistes, les usages sont multiples, mais pas seulement musicaux mais  le narcissisme égotique n’est jamais loin  à l’image de l’affichage mégalomaniaque  ou des sorties shooping d’une jeune star chinoise du piano qui d’ailleurs avait reconnu  qu’elle passait trop de temps sur Facebook au détriment de son clavier.

L’intérêt pour ces réseaux n’est pas l’apanage de la génération « Y ». Les chefs d’orchestre septuagénaires David Zinman ou Michael Tilson-Thomas,  sont des accrocs. Michael Tilson-Thomas, gère d’ailleurs sa communication 2.0 avec l’efficacité d’une multinationale, n’oubliant même pas une intéressante newsletter mensuelle. Autre fan de ces outils, le tromboniste, compositeur et chef d’orchestre Christian Lindberg, qui commente sa carrière avec un sens de l’humour typique d’un tromboniste et si vous allez sur son site personnel vous découvriez ses désopilantes vidéos mensuelles ou l’artiste ne se prend gère au sérieux.


  • Streaming audio : la musique en location, chronique du 1er janvier :

Si le téléchargement est l’un des moyens pour entendre de la musique depuis le Web, il n’est heureusement pas le seul. Le streaming  audio est l’autre  porte d’accès à la musique en ligne et il ne cesse de se développer porté par des accords entre des mastodontes de web et des firmes de téléphonie.

L’offre en streaming audio est impressionnante car les diffuseurs ont signé des accords avec les multinationales du disque et peuvent ainsi offrir des milliers de références.

Certains sites spécialisés dans le classique misent sur la qualité audio, domaine cher aux mélomanes. D’autres parient sur la valeur éditoriale car sur les sites de streaming ou de téléchargement la plupart des bases de données sont inadaptées aux critères du classique. On recommande ainsi chaleureusement les services de Naxos, car l’éditeur de Hong-Kong possède un savoir-faire inégalé sur le web et propose dans son offre des dizaines de labels rares, tel un coffre aux trésors du mélomane.

Pour un prix très modique, comparable, à l’acquisition d’une nouveauté discographique, le streaming est à même de combler les mélomanes les plus boulimiques.

Reste pourtant l’épineuse question de la rémunération des éditeurs et des artistes, puisqu’il faut des milliers d’écoutes et des milliers d’écoutes (47600 exactement) pour qu’un artiste touche la rémunération équivalente à  celle de la vente d’un CD.  Producteur et artistes risquent hélas d’être les victimes collatérales de la tornade streaming.

  • Internet est-il l’ami du son ? Chronique du 31/12 :

Nous allons nous pencher aujourd’hui sur  une question majeure de la musique sur le web : Internet est-il ami du son ?

En effet, pendant longtemps, au début de la musique sur le web, le son était comprimé au format MP3. Le développement de baladeurs numériques  aux capacités de stockage limité et de sites de partage de fichiers, rendait indispensable une limitation du flux audio.  Dès lors, le résultat était assez médiocre, surtout pour des oreilles audiophiles et en particulier pour des amateurs de musique classique, pour qui utiliser le MP3 revenait à se ressortir sa veille télé noir et blanc monophonique.

Heureusement, les progrès techniques font que le Format MP3 est relégué au rang de souffrances auditives passées, même s’il reste encore très présent sur les plates-formes de téléchargement généralistes.  D’autres formats associent téléchargement et audiophilie. Nous en retiendrons Le FLAC dont la compression est réputée être sans perte d’information. Le FLAC 16 bits est d’une qualité équivalente au CD et le FLAC 24 bits, nommé aussi Studio masters, propose une qualité de son proche du direct, donc supérieure au CD.

Bien évidement la taille du fichier FLAC s’en ressent, comme son prix, même si le coût d’un enregistrement en qualité studio masters reste équivalent à celui d’une nouveauté en CD.  Pour tirer le maximum des potentialités du format Studios masters, il faut tout de même un équipement de qualité supérieure, mais la plus-value sonore est intéressante.  Ce format  est uniquement disponible sur le web auprès  de magasins numériques très facilement localisables en cherchant sur les moteurs de recherche, et l’offre est aussi variée qu’intéressante.


  • Live Web/Streaming, la Belgique est-elle technophile ? Chronique du 28/12 :

Dans notre précédente chronique, nous parlions de l’offre mondiale de live Web et de streaming pour la musique classique, nous allons évoquer aujourd’hui la situation en Belgique.

En tête d’affiche, on retrouve le Concours Reine  Elisabeth et La Monnaie.

Le Reine Elisabeth  diffuse, en direct sur le web, les épreuves et permet de les revoir en streaming.  Initiative intéressante : une section du site, nommée médiathèque, propose de revoir, à volonté, différentes vidéos : les épreuves de 2012 et des grands moments de l’histoire du  concours.

La Monnaie propose ses productions lyriques en streaming limité dans le temps. La saison dernière, elle a ainsi offert 8 spectacles aux internautes du monde entier. Le streaming apparaît pour la Monnaie comme un vecteur d’affirmation de sa réputation internationale ; lié à une indépendance totale en matière de production, même si comme pour l’actuelle Traviata elle collabore avec Arte.tv.

L’opéra de Liège avait innové avec des retransmissions en direct sur Dailymotion. Dailymotion  héberge toujours la webtv de l’ORW mais sur les rives de la Meuse, on  mise désormais sur le  streaming avec une collaboration avec Arte.tv. Quant au Vlaamse Opera, aucun projet Streaming n’y est à l’ordre du jour.

Du côté des orchestres, c’est très calme et  le live web ou le streaming ne semblent pas faire partie des perspectives. Si l’on cherche de la vidéo, il faut  se contenter de  web tv succinctes, avec des reportages sur la vie des orchestres.

Reste que d’une façon ou d’une autre, il est stratégique d’occuper ce créneau. Les résultats semblent au rendez-vous et les chiffres de fréquentation ne sont pas minces, ainsi pour La Monnaie, on dépasse régulièrement plusieurs milliers de lecture par production.


  • Live Web/Streaming vidéo : un monde de concert à domicile (chronique du 27/12/2012)

           Ecoutez le podcast de la chronique

            Pour les orchestres, les opéras, les salles de concert et les festivals, la recherche de la visibilité est une question essentielle. A l’ère de l’Internet triomphant  et de la pratique du surf nomade, la toile est devenue un prolongement naturel  des salles de concert autant en live qu’en streaming. La mode est telle qu’il peut être difficile pour l’amateur de se frayer un chemin.

Il y a des plates-formes qui multiplient les retransmissions en direct et en streaming de concerts ou d’opéras : Arte, Medici, Paraclassics ou Classicslive.  On y retrouve ainsi une palette très vaste de concerts ou d’opéras en provenance du monde entier depuis des salles légendaires ou moins connues du Musikverein de Vienne à l’auditorium de Catalogne à Barcelone. Par ailleurs, certaines institutions  travaillent en solo, c’est le cas du Staatsoper de Munich ou de la Cité de la musique à Paris. La totalité de ces supports  proposent  des représentations en direct, puis en streaming limité dans le temps, sans valeur ajoutée. On peut seulement emmener les concerts avec soi via des applications pour terminaux mobiles.

Si toutes ces initiatives citées sont gratuites, l’Orchestre Philharmonique de Berlin a fait le choix d’une formule payante : le Digital Concert Hall. Le projet se veut  une expérience globale.  On peut ainsi suivre en live ou en streaming les concerts de l’orchestre, avoir accès aux concerts du passé à volonté (150 performances), mais aussi à des entretiens avec les artistes et des documentaires sur l’orchestre. Une section pédagogique propose, en accès libre,  des productions du service éducatif de l’orchestre. Pris dans sa globalité, le Digital Concert hall n’est pas encore d’équivalent et son rayonnement est sans égal puisqu’il  est désormais préinstallé sur les TV connectées d’une célèbre marque japonaise.


Nous allons parler aujourd’hui  du téléchargement au service des enregistrements historiques car le web est une mine d’or pour les collectionneurs. Deux initiatives seront abordées lors de cette chronique : Les archives du Festival de Tanglewood et le label Naxos Classical Archives

A l’été 2012, le Boston Symphony Orchestra, à l’occasion des 75 ans de sa résidence estivale de Tanglewood, a frappé très fort avec  75 bandes de concerts inédites proposées en téléchargement. Un comité artistique a exploré les archives audios publiques et privées, et il a sélectionné les performances les plus enthousiasmantes. Bien évidemment, la richesse des archives permettait d’éditer des affiches extraordinaires.  L’intérêt est d’autant plus fort que ces bandes de concert  complètent utilement la discographie des artistes par des programmes inédits ou par des associations uniques : comme le chef d’orchestre Pierre Monteux accompagnant le violoniste Isaac Stern dans indispensableConcerto pour violon  de Johannes Brahms.  Pour cet anniversaire, le téléchargement permettait d’offrir une sélection qui aurait été impossible à mettre en disque, à mois de proposer un luxueux et ruineux coffret de près de 100CD.

Naxos, le label Hong-Kong, a initié la série dédiée aux archives du disque. Naxos y reprend des bandes tombées dans le domaine public. L’accent est mis non pas sur les grands classiques des discothèques, mais sur des enregistrements historiquement importants mais injustement négligés car trop anciens ou trop pointus dans les choix de répertoires. On retrouve ainsi, un Concerto pour piano de Joseph Jongen, par le pianiste Eduardo Del Pueyo accompagné de  l’Orchestre National de Belgique,  dirigé par  le grand chef belge Fernand Quinet.

En Europe,  le téléchargement pour la musique classique reste largement à la marge des pratiques et ne représente, dans le meilleur des cas, que 10% des ventes globales. La moyenne générale des labels oscille entre 5% et 7%.

Aux Etats-Unis, cette part de marché varie entre 40% et 60% selon les titres et les labels. Il y a au moins 02 raisons à cela :

  1. Les USA sont évidemment un pays technophile
  2.  Mais surtout, il est quasiment impossible, dans les grandes villes, d’acheter des disques, puisque les disquaires ont disparu.

Dès lors, la toile est, pour les orchestres, le moyen de toucher un large public et d’éviter les problèmes de distribution.

On trouve donc aux Etats-Unis, un nombre conséquent d’orchestres qui publient les bandes de leurs concerts uniquement en téléchargement et qui font du téléchargement l’unique vecteur de diffusion de leurs enregistrements.

La palette de l’offre  est vaste et   on retrouve par exemple :

  • Un orchestre de légende qui a fondé sa réputation sur le disque :   celui de Philadelphie, qui propose des concerts de grand luxe avec des stars de la baguette
  •  Un orchestre régional comme celui de Milwaukee qui affronte courageusement les chevaux de bataille du répertoire.

Au niveau des moyens de production, la palette est aussi large : certaines phalanges bénéficient du support de firmes discographiques, comme DGG pour le Los Angeles Philharmonic, alors que d’autres assument intégralement la publication comme le New-York Philharmonic.

Le New York Philharmonic, doyen des orchestres étasunien, a même franchit un pas supplémentaire en proposant une souscription annuelle :   le Itunes pass. Cette formule permet de télécharger les concerts du directeur musical Alan Gilbert et cela offre l’opportunité  de suivre le travail de ce chef d’orchestre peu médiatisé en Europe, mais très intéressant dans ses choix de répertoires, surtout contemporains.

Notre sujet du jour  est un concept original en provenance de Cologne : Go Live de  l’orchestre du Gürzenich. Il s’agit tout simplement de rentrer chez vous avec un enregistrement du concert  auquel vous avez assisté.  Markus Stenz, le directeur musical de la phalange, est  l’initiateur du concept. Il a lancé l’idée après eu connaissance, d’églises américaines qui proposaient, dès la fin de la messe, le prêche du dimanche en disque.

Vous récupérez, contre quelques euros, sous forme digitale ou physique, la performance à laquelle vous venez de prendre part. La prestation technique  est exceptionnelle, puisque une batterie de graveurs fonctionne à plein régime et vous demande seulement de patienter quelques petites minutes pour obtenir l’enregistrement. Si vous êtes pressés, vous pouvez toujours  télécharger le concert, quelques semaines plus tard.

Le succès est au rendez-vous et il est fascinant de voir, à la fin du concert, une nuée de spectateurs, faire la file pour repartir avec ce souvenir audio. Les chiffres parlent d’eux même : le cap des 25.000exemplaires est en passe d’être atteint. La direction de l’orchestre souligne qu’il n’aurait jamais été possible d’arriver à un tel score avec des productions discographiques traditionnelles.

Cependant, force est de constater que l’initiative n’a guère été imitée en dehors de quelques projets de prestige : Un concert Mozart à Londres en 2006 avec et un Requiem de Berlioz à Birmingham, en 2009, sous la baguette de Valery Gergiev.

Pourquoi cette absence d’écho ? Outre les questions de couts et de droits, la discographie est peut-être trop riche pour permettre à un tel instantané d’exister durablement, pourtant à l’époque de la multiplication des disques enregistrés live et autoproduits, Go Live ne dépareille qualitativement pas. Dans tous les cas Go Live reste une initiative intéressante qui permet de faire du concert une expérience globale.

 

 

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