Herreweghe allège le Stabat Mater de Dvořák

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Antonín Dvorák (1841-1904) : Stabat Mater op.58. Ilse Eerens, soprano ; Michaela Selinger, mezzo-soprano ; Maximilian Schmitt, ténor ; Florian Boesch, basse. Collegium Vocale Gent ; Orchestre Philharmonique Royal des Flandres, direction : Philippe Herreweghe. 1 CD LPH 009. Code barre : 5400439000094. Enregistré en avril 2012. Livret quadrilingue (français, anglais, allemand, néerlandais). Durée : 74’17.

 

Longtemps l’apanage des chefs tchèques (Talich, Smetacek, Kubelik…), le Stabat Mater de Dvorák fut régulièrement enregistré depuis les années 1980 par d’autres interprètes tels Wolfgang Sawallisch, Giuseppe Sinopoli ou Laurence Equilbey (cette dernière dans la version initiale avec piano).

, qui souhaite de plus en plus revisiter avec son le répertoire d’oratorio des XIXe et XXe siècles comme il le fit pour du répertoire plus ancien dans les décennies passées, s’attaque donc à ce monumental Stabat Mater (1876-1877) qui fit connaître Dvořák sur les scènes internationales, en particulier dans les pays anglo-saxons. Alors organiste titulaire à l’église Saint-Adalbert à Prague, Dvorak perd coup sur coup à cette époque ses trois premiers enfants, ce qui explique vraisemblablement ce besoin d’écrire à l’intention de sa femme une œuvre sacrée exprimant la douleur de Marie devant la crucifixion de son fils Jésus-Christ. L’œuvre, imprégnée par la culture tchèque notamment dans sa religiosité, mais dont les sections extrêmes ne sont pas sans évoquer l’univers brucknerien, est avant tout une pièce vocale (chœur et solistes) qui invite au recueillement et voit en un interprète inspiré.

Discipline et expressivité du chœur, soin porté aux nuances, tempos plutôt enlevés, excellence de la mise en place, volonté surtout de ne pas appesantir le discours, de surjouer l’aspect dramatique, font de cette nouvelle version un enregistrement vers lequel on retourne volontiers.

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