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Jean Guillou rend hommage à Julius Reubke

À emporter, CD, Musique de chambre et récital

Julius Reubke (1834-1858) : Sonate pour piano en si bémol mineur ; Sonate pour orgue en ut mineur « Psaume 94 ». Jean Guillou (1930) : Improvisation au piano « à Reubke ». Jean Guillou, piano Fazzioli, et à l’orgue Rieger (1990) de la salle d’orgue de la cité de la musique, CNSMD Paris. 1 CD Augure AUG 1302. Code barre : 3760215950053. Enregistré en public le 18 mai 1991 à la cité de la musique à Paris. Livret trilingue français/anglais/italien. Durée totale 56’00 ».

 

Grâce à l’association Augure, dont le but est de faire rayonner l’art de , il nous est ici proposé l’édition d’un concert du maître à la cité de la musique, consacré à . Ce jeune élève de Franz Liszt disparu prématurément à l’âge de 24 ans laisse une trace indélébile dans l’art de la sonate romantique. Inspiré au plus haut point par son maître, Reubke se rapproche des modèles tels sa sonate en si mineur pour piano, ou la grand fantaisie pour orgue sur « Ad nos ». Quelle belle idée de réunir ces deux œuvres uniques et vastes en un seul concert et sur les deux instruments. Il faut bien sûr tout l’art de pour offrir au public un tel cadeau. On se souvient d’un enregistrement officiel paru sous le label Dorian, doté d’une prise de son spectaculaire. Ici cependant, l’ambiance du concert est irremplaçable, tant au piano qu’à l’orgue, plus humaine et sensible. Le piano est chaud, l’orgue cohérent dans ses plans et ses ressources. Il s’agit d’un orgue neuf d’essence symphonique et traité dans une acoustique adaptée à son esthétique. On admire ici la maitrise totale de l’interprète tant au piano, ce que l’on sait moins, qu’à l’orgue.

A la fin du concert, Jean Guillou, en guise de rappel, offre au piano un bis qu’il dédie à : moment magique où l’artiste se libère du discours symphonique de ces longues sonates. Hommage bref, trop peut être, mais rempli d’un immense bonheur ludique.

Le programme de ce mémorable concert sur un orgue trop peu enregistré comportait également l’exécution des Jeux d’Orgue de Jean Guillou, que le CD ne reprend pas ici. C’est dommage, mais le mélomane peut cependant les retrouver sur d’autres disques (Philips).

Augure propose également en même temps un autre CD de Jean Guillou (AUG 1301) consacré à Johann Sebastian Bach, capté lors d’un concert à l’orgue Kleuker de l’Alpe d’Huez en 1987, ou l’artiste joue les six sonates en trio. Autre tour de force magistralement mené, plus émouvant, une nouvelle fois, que la gravure officielle de Dorian, comprenant sur le même orgue quelques unes de ces sonates. Jean Guillou aime le concert et la communion musicale avec son public, cela s’entend.

Ces disques montrent des aspects passionnants de l’art de Jean Guillou, souhaitons en encore de nombreux…

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