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Joachim Raff, un petit maître qui deviendra grand

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Joachim Raff (1822-1882) : Symphonie n°2 en ut majeur op. 140 ; Prélude orchestral pour The Tempest en sol mineur WoO49, pour Macbeth en ut mineur WoO50, pour Romeo and Juliet en ré majeur WoO51, pour Othello en ré majeur WoO52 d’après Shakespeare. Orchestre de la Suisse romande, Neeme Järvi, direction. 1 cd CHANDOS CHSA 5117. Code barres : 095115511725. Enregistré au Victoria Hall, Genève, les 25-27 juin 2012. Notice trilingue (anglais, allemand, français) détaillée pour chaque pièce bien analysées. Durée totale : 77’47

 

Le simple fait de remarquer le numéro d’opus de la symphonie n°2 donne une indication de la quantité impressionnante de la production de  : 142 !. Et de l’âge auquel il la composa, dans la pleine maturité, en 1866.

restera dans les annales de l’enregistrement certainement comme le chef ayant le plus mis en boîte. Il a fait le bonheur de nombreux mélomanes par son insatiable esprit de découverte qui nous a fait connaître nombre de compositeurs totalement inconnus mais aussi les aspects plus discrets de grandes figures musicales puisqu’il n’hésite pas à viser l’intégralité d’un corpus. Son premier volume à propos de Raff va-t-il s’étendre à son œuvre considérable ? Nous verrons bien, mais rien ne laisse augurer le contraire.

L’autre question que l’on est en droit de se poser est de savoir si Raff mérite un tel investissement. Ce n’est pas la première fois que l’on se penche sur ses symphonies. Et lorsqu’on veut donner de l’intérêt à un « petit maître », il est courant de se rapporter à des faits biographiques souvent mineurs mais qui valorisent un « inconnu » aux yeux du grand public. Ainsi dira-t-on de Raff qu’il a été recommandé par Mendelssohn, qu’il a été un temps secrétaire de Liszt et que Richard Strauss a été l’élève d’un de ses élèves. Mais l’attitude à avoir est simplement d’écouter sa musique sans a priori et voir ce qu’il en résulte actuellement.

Donc, a-t-on bien fait d’ignorer, du moins en France, ce nom du romantisme allemand, très joué et influent à son époque, aux 12 symphonies, aux 9 concertos, 6 opéras, à la quarantaine de pièces de chambre et à la bonne centaine de pièces pour piano pour s’en tenir au principal ? Oui au regard de cette production discographique : une symphonie bien classique dans l’aspect mais jamais ennuyeuse, une musique qui va de l’avant, très travaillée, aux mélodies et à l’harmonie intéressantes. Les quatre préludes inspirés des pièces de Shakespeare ont tous été composés en 1879. Ils ont leur vie indépendante des sujets qu’ils sont censés illustrer, preuve de leur qualité. On est immédiatement pris par le texte musical qu’il serait judicieux de mettre en parallèle avec les autres Roméo ou Tempête du répertoire.

Une avancée dans la discographie qui a tout pour séduire et qui attendait une pointure comme Järvi qui ne joue pas par intérêt mais par conviction.

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Joachim Raff (1822-1882) : Symphonie n°2 en ut majeur op. 140 ; Prélude orchestral pour The Tempest en sol mineur WoO49, pour Macbeth en ut mineur WoO50, pour Romeo and Juliet en ré majeur WoO51, pour Othello en ré majeur WoO52 d’après Shakespeare. Orchestre de la Suisse romande, Neeme Järvi, direction. 1 cd CHANDOS CHSA 5117. Code barres : 095115511725. Enregistré au Victoria Hall, Genève, les 25-27 juin 2012. Notice trilingue (anglais, allemand, français) détaillée pour chaque pièce bien analysées. Durée totale : 77’47

 
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