Premier disque de Solenne Païdassi consacré au répertoire français

À emporter, CD, Musique de chambre et récital

[CD] Indésens ! Camille Saint-Saëns (1835-1921) : Sonate pour violon et piano n° 1 en ré mineur op. 75 ; Gabriel Pierné (1863-1937) : Sonate pour violon et piano en ré mineur op. 36 ; César Franck (1822-1890) : Sonate pour violon et piano en la majeur ; Jules Massenet (1842-1912) : Méditation de Thaïs. Solenne Païdassi, violon ; Laurent Wagschal, piano. 1 CD Indésens ! Réf : INDE051 ; Enregistré en novembre 2012 au Temple Saint-Marcel (Paris). Code-barre : 3 760039 839534. Livret en français et en anglais. Durée totale : 76’39

 

, Premier Grand Prix du dernier Concours Jacques Thibaud en 2010 — cela faisait 55 ans qu’aucun(e) Français(e) n’avait obtenu cette consécration —, se distingue par son jeu à la fois dynamique et subtil. Peut-on considérer que son premier disque, consacré à trois grandes Sonates pour violon de la musique française de l’époque moderne, est une façon, pour la jeune violoniste, de revendiquer son appartenance à une lignée du violon franco-belge ?

Quoi qu’il en soit, de bout en bout, l’interprétation est remarquable. , par l’ampleur de sa sonorité, nous offre une grande variété de timbres et de nuances, rehaussant à chaque instant le plaisir de l’écoute. Sous son archet, des notes à longues valeurs, comme on en entend par exemple dans le « Recitativo Fantasia » de la Sonate de Franck ou dans la Méditation de Thaïs, font nettement penser à des respirations de chanteurs. En revanche, sur des passages rapides, notamment ceux joués à l’unisson avec le piano au finale de la Sonate de Saint-Saëns, elle semble très prudente et donne l’impression d’alourdir quelque peu la fluidité linéaire.

Le disque contient une relative rareté, la Sonate de Pierné, contemporain de Debussy, élève entre autres de Franck et de Massenet. Solenne Païdassi fait ressortir avec merveille le raffinement de cette musique, grâce à un large éventail de nuances, allant des sentiments intimistes (dans le mouvement central) jusqu’à la grande explosion de bonheur (du finale).

La complicité du pianiste met en relief l’excellence du jeu de la violoniste, ce à quoi contribue également une prise de son équilibrée. Ce disque donne vraiment envie d’entendre la jeune femme dans d’autres répertoires, notamment en concerto.

Banniere-ClefsResmu-ok

Mots-clefs de cet article
Reproduire cet article : Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à le faire savoir sur votre site, votre blog, etc. ! Le site de ResMusica est protégé par la propriété intellectuelle, mais vous pouvez reproduire de courtes citations de cet article, à condition de faire un lien vers cette page. Pour toute demande de reproduction du texte, écrivez-nous en citant la source que vous voulez reproduire ainsi que le site sur lequel il sera éventuellement autorisé à être reproduit.