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À Rennes, La Traviata pour tous

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Rennes. Opéra. 31-V-2013. Giuseppe Verdi (1813-1901) : La Traviata, opéra en 3 actes sur un livret de Francesco Maria Piave. Mise en scène : Jean-Romain Vesperini. Décors : Emmanuelle Roy. Costumes : Sonia Bosc. Lumières : Christophe Chaupin. Avec : Maïra Kerey, Violetta Valéry ; Sophie Pondjiclis, Flora Bervoix ; Karine Audebert, Annina ; Leonardo Caimi, Alfredo Germont ; Marzio Giossi, Giorgio Germont ; Marlon Soufflet, Gastone ; Bernard Deletré, Grenvil ; Jean-Vincent Blot, Douphol ; Thomas Roulon, D’Obigny. Choeur de l’Opéra de Rennes (direction : Gildas Pungier), Orchestre Symphonique de Bretagne, direction : Antony Hermus.

Quatre ans après Don Giovanni et deux ans après L’Enlèvement au Sérail, c’est La Traviata qui a été choisie par l’Opéra de Rennes pour son évènement biennal mêlant diffusion populaire (retransmission en direct le 4 juin sur grand écran dans plusieurs villes bretonnes ainsi que sur les chaînes de télévision locales) et nouvelles technologies de l’image, du son et du numérique.

a choisi de transposer l’action dans l’Italie des années 1920 pour mieux faire sentir l’oppression sociale qui pèse sur l’héroïne. Dans un dispositif scénique sobre, il signe un spectacle fluide et lisible, réglé avec précision, qui, en dépit de quelques images parfois contestables, fonctionne de bout en bout et, par son relatif classicisme, peut s’adresser à un public élargi.

La Violetta de est handicapée par un aigu très métallique, surtout en début de représentation mais la soprano kazakhe possède de réels atouts vocaux et techniques qui lui permettent d’affronter fièrement Sempre libera avant de nous émouvoir profondément dans un Addio del passato superbement intériorisé. Sa musicalité et sa sensibilité lui permettent de tracer un portrait très touchant de l’héroïne verdienne. Est-elle au meilleur de ses moyens ? Nous apprendrons le lendemain de cette représentation que, souffrante, elle renonce aux deux dernières représentations, remplacée par Myrto Papatanasiu.

Le ténor lyrique de Leonardo Caimi s’épanouit en Alfredo avec une grande séduction de timbre, même si l’acteur reste un peu gauche. En méforme apparente, peine à projeter sa voix mais se rachète par les nobles accents de Di Provenza il mar. Les seconds rôles forment une équipe homogène et globalement satisfaisante.

Déjà aux commandes de Don Giovanni, dirige l’ensemble avec beaucoup d’enthousiasme et fait rutiler un en grande forme, tout comme les chœurs. Le chef fait preuve d’une grande maîtrise rythmique et sait rester en permanence très attentif aux chanteurs. Il est le principal maître d’œuvre d’un spectacle qui, sans faire date, atteint son but en étant capable d’intéresser et de séduire un large public, au-delà des habituels lyricomanes.

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Rennes. Opéra. 31-V-2013. Giuseppe Verdi (1813-1901) : La Traviata, opéra en 3 actes sur un livret de Francesco Maria Piave. Mise en scène : Jean-Romain Vesperini. Décors : Emmanuelle Roy. Costumes : Sonia Bosc. Lumières : Christophe Chaupin. Avec : Maïra Kerey, Violetta Valéry ; Sophie Pondjiclis, Flora Bervoix ; Karine Audebert, Annina ; Leonardo Caimi, Alfredo Germont ; Marzio Giossi, Giorgio Germont ; Marlon Soufflet, Gastone ; Bernard Deletré, Grenvil ; Jean-Vincent Blot, Douphol ; Thomas Roulon, D’Obigny. Choeur de l’Opéra de Rennes (direction : Gildas Pungier), Orchestre Symphonique de Bretagne, direction : Antony Hermus.

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