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Le Quartetto di Cremona commence une intégrale Beethoven

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Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Quatuors à cordes en si bémol majeur op.18 nº 6, en fa mineur «Serioso» op.95 et en fa majeur op.135. Quartetto di Cremona : Cristiano Gualco et Paolo Andreoli, violon ; Simone Gramaglia, alto ; Giovanni Scaglione, violoncelle. 1 SACD audio Audite 92.680. Code barre : 4022143926807. Enregistré du 3 au 5 septembre 2012 à la Fondation Spinola de Banna. Notice en allemand et en anglais. Durée : 67’ 52’’

 


Le label Audite commence une intégrale des Quatuors de Beethoven, confiée au . Les jeunes instrumentistes semblent compter sur la fraîcheur et la spontanéité, tant ils s’abstiennent de la rutilance expressionniste qui est aujourd’hui de mise dans ces pages. Ils se réclament d’ailleurs de modèles plus anciens, l’influence conjointe du Quartetto Italiano et du Quatuor Alban Berg. Au fond, c’est cette manière à la fois élégante et sérieuse qui constitue la qualité la plus remarquable de cet album, en plus d’une excellente prise de son.

Ce premier volume se compose de trois quatuors, un pour chacune des décennies sur lesquelles s’étend le cycle. Cet arrangement non chronologique a rencontré un certain succès dans les intégrales récentes. Tout d’abord, le dernier quatuor de l’opus 18, clair de forme et jovial de ton. Il faut reconnaître que la rondeur et la transparence des timbres est ici très séduisante, tout comme la finesse de la « Malinconia » du finale. Quant au Quatuor « Serioso », il est vif et svelte, jamais appuyé toutefois, avec des attaques explosives, mais un discours plus ondoyant que martelé.

Maintenant, dans ce quatuor et plus encore dans le dernier du cycle, on peut trouver qu’il manque une prise de risque, corrélative, en général, de l’audace formelle et harmonique de ces œuvres. Le Lento de l’opus 135 est bien conduit, les « soufflets » de « Muss es sein ? » une bonne idée, mais l’intensité demeure volatile. La beauté des timbres, pas moindre chez le violoncelle moderne que chez les autres instruments anciens, se laisse apprécier, sans qu’une sonorité d’ensemble ne prenne vraiment corps, ni que des individualités dialoguent avec force. Des qualités malgré tout prometteuses, dont on peut espérer qu’elles mûriront au cours de cette intégrale.

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Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Quatuors à cordes en si bémol majeur op.18 nº 6, en fa mineur «Serioso» op.95 et en fa majeur op.135. Quartetto di Cremona : Cristiano Gualco et Paolo Andreoli, violon ; Simone Gramaglia, alto ; Giovanni Scaglione, violoncelle. 1 SACD audio Audite 92.680. Code barre : 4022143926807. Enregistré du 3 au 5 septembre 2012 à la Fondation Spinola de Banna. Notice en allemand et en anglais. Durée : 67’ 52’’

 
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