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Quatuors de Beethoven sur instruments de Vuillaume montés d’origine

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Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Quatuors à cordes en si bémol majeur op. 18 n° 6 ; en la mineur op. 132. Quatuor Terpsycordes (quatuor à cordes). 1 CD Ambronay Réf : AMY037 ; Enregistré du 23 au 27 juin 2010 La Chaux-de-Fonds (Suisse). Code-barre : 3 760135 100378. Livret en français, en anglais et en allemand. Durée totale : 67’19.

 

CD Beethoven quatuors TerpsycordesCe disque est né d’une histoire d’instruments. Un quatuor issu des ateliers Vuillaume conservé au Musée d’art et d’histoire de Genève.

Jean-Baptiste Vuillaume (1798-1875), considéré comme l’un des meilleurs luthiers français du XIXe siècle, étudia et copia des instruments réalisés par les plus grands maîtres de Crémone : Stradivarius, Guarneri del Gesù et Amati. Les quatre membres du jouent : un violon de J.-B. Vuillaume, une des six copies de Guarneri et qui avait appartenu à Nicolò Paganini (Paris, 1850-1860) ; un violon de J.-B. Vuillaume, copie du Stradivarius dite « Le Messie » (Paris, 1861) ; un alto de J.-B. Vuillaume, copie d’un Garneri et un violoncelle de Nicolas-François Vuillaume, copie exacte du Stradivarius ayant appartenu au violoncelliste français Adrien-François Servais (Bruxelles, 1861). Ils sont dotés de cordes de boyau et joués avec des archets classiques.

Ces particularités rendent la texture intense de ces œuvres de Beethoven plus aérée, aidée par une interprétation étayée par leur réflexion sur les modes de jeu historiques. Les musiciens affirment également que les instruments les guident dans leur démarche musicale et les gestes qu’ils adoptent. Et cela est clairement audible dans ce disque : les sonorités « simples », un jeu dégagé de vibrato systématique et une tension ressentie autrement que sur des instruments modernes (notamment dans « La Malinconia » et le premier mouvement de l’opus 132) seraient alors leurs atouts, pour souligner le caractère délicat et intime exigé par le compositeur. En effet, Beethoven a indiqué sur la partition que l’adagio final de l’opus 18 « doit être joué avec la plus grande délicatesse » et le troisième adagio du mouvement central « con intimissimo sentimento ».

Ce qui traverse le programme, c’est donc une fusion et un échange entre les instruments et les musiciens. Ce premier enregistrement de l’op. 132 réalisé sur instruments montés d’époque satisfera ainsi largement les mélomanes en quête d’authenticité.

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Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Quatuors à cordes en si bémol majeur op. 18 n° 6 ; en la mineur op. 132. Quatuor Terpsycordes (quatuor à cordes). 1 CD Ambronay Réf : AMY037 ; Enregistré du 23 au 27 juin 2010 La Chaux-de-Fonds (Suisse). Code-barre : 3 760135 100378. Livret en français, en anglais et en allemand. Durée totale : 67’19.

 
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