Plus de détails

György Ligeti (1923 2006) : Quatuors à cordes n°1 et n°2 ; Sonate pour violoncelle. Quatuor Béla : Julien Dieudegard, Frédéric Aurier, violons ; Julian Boutin, alto ; Luc Dedreuil, violoncelle. 1 cd AEON AECD 1332. Code barres : 3760058360323. Enregistré du 1 au 4 mai 2012 à la Grange des Villarons, Studio Alys. Notice bilingue (français-anglais) détaillée. Durée totale : 50’20

 

ligetiLes deux quatuors de Ligeti appartiennent à des périodes créatrices différentes. Le n°1,  «métamorphoses nocturnes» a été écrit en 1953/54. Il est un des fleurons qui couronnent ces temps troublés en Hongrie, peu avant son exil, sorte de synthèse personnalisée faisant référence au Berg de la Suite lyrique et au Bartók des quatuors n°3 à 5, la plus évidente. Si l’auteur a mis longtemps à l’inclure dans son catalogue, il n’en demeure pas moins une sorte de prémices aux grands chefs-d’œuvre qui suivront, ceux de sa période occidentale. Le quatuor n°2 verra le jour une quinzaine d’années plus tard et se rattachera chronologiquement à une foison d’œuvres majeures.

Le jeune , fondé en 2006, l’a travaillé durant une année et s’apprêtait à le faire entendre à Ligeti qui malheureusement disparaîtra peu de temps avant l’audition. Les quatre artistes français issus des conservatoires de Lyon et de Paris ont affaire à une très forte concurrence : quatuor LaSalle, quatuor Arditi, autant de références de la part de spécialistes du genre dont il faut tenir compte, piliers de « cdthèques ». Qu’apportent donc nos artistes français à ce patrimoine interprétatif riche mais restreint ? L’écoute comparative relève plusieurs éléments intéressants.

D’une part un travail efficace sur des dynamiques très contrastées, effets jusqu’au-boutistes résultant de l’écriture particulière concernant la recherche d’effets sonores originaux des cordes : archets au talon, archet sur la touche au son flûté ou sur le chevalet, trémolos très serrés, technique avec le bois de l’archet ou encore différente formes de pizzicati (avec l’ongle ou la main gauche par exemple).

Il en résulte à l’écoute globale des impressions d’une grande visibilité, essentielle pour la construction polyrhytmique et micro-polyphonique. La direction musicale et l’impression auditive donnée aux œuvres, en partie particulier pour le n°2, pourraient s’assimiler à la ligne droite d’une lame de couteau par endroits inégale et sur laquelle serait empêchée une direction parfaitement linéaire qui viendrait buter sur quelques aspérités. Le complément de la sonate pour violoncelle seul reste documentaire mais non pas inutile. La prise de son abonde dans le sens artistique voulu par les interprètes d’une très grande clarté et presque une certaine froideur.

Plus de détails

György Ligeti (1923 2006) : Quatuors à cordes n°1 et n°2 ; Sonate pour violoncelle. Quatuor Béla : Julien Dieudegard, Frédéric Aurier, violons ; Julian Boutin, alto ; Luc Dedreuil, violoncelle. 1 cd AEON AECD 1332. Code barres : 3760058360323. Enregistré du 1 au 4 mai 2012 à la Grange des Villarons, Studio Alys. Notice bilingue (français-anglais) détaillée. Durée totale : 50’20

 
Mots-clefs de cet article

Banniere-clefdor1-aveclogo

Reproduire cet article : Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à le faire savoir sur votre site, votre blog, etc. ! Le site de ResMusica est protégé par la propriété intellectuelle, mais vous pouvez reproduire de courtes citations de cet article, à condition de faire un lien vers cette page. Pour toute demande de reproduction du texte, écrivez-nous en citant la source que vous voulez reproduire ainsi que le site sur lequel il sera éventuellement autorisé à être reproduit.