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L’oreille de Zurbarán et la polyphonie du Siècle d’or espagnol

À emporter, CD, Musique d'ensemble

La Oreja de Zurbarán. Œuvres de Andrés Barea (c. 1610-1680) : Miserere mei deus ; Anonyme (Espagne, 16e siècle) : Rio de Sevilla. Cancion con estribillo ; Juan Garcia de Salezar (1639-1710) : Lauda Sion Salvatorem ; Diego de Pontac (1603-1654) : Agnus Dei « in exitu Israel » ; Manuel Machado (c. 1590-1646) : Dos estrallas le Seguen ; Fray José de Vaquedano (1642-1711) : Lamentaciones ; Mateo Romero ( 1576-1647) : Fatigada navecilla ; Miquel de Ambiela (1666-1710) : Stabat Mater dolorosa. Ensemble Huelgas, dir. Paul van Nevel. 1 CD Cypres ; Réf. : CYP1669, code barre : 5 412217 016692. Enregistrement réalisé à Leuven’s Sint Gertrvikerk, les 27 et 28 septembre 2013. Notice trilingue : français, néerlandais, anglais. Durée : 56’52

 

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cypres zurbaran huelgasQu’a entendu ou qu’aurait pu entendre Zurbarán ? et son tentent de répondre à cette interrogation avec l’expertise et le brio qui les caractérisent parfaitement. Le peintre espagnol (1598-1664)  qui vécut à la même période que Vélasquez et Murillo partagea son temps entre Séville et Madrid. Les musiques retenues ambitionnaient alors de rendre accessible aux fidèles catholiques un certain climat mystique analogue à celui décliné par Sainte Thérère  d’Avila ou Saint Jean de la Croix. Les compositeurs sélectionnés s’inscrivent historiquement dans le grand courant polyphonique vocal de l’époque. Ces créateurs et l’élévation spirituelle amplifiée par le recueillement devaient  conduire vers Dieu et contribuer à l’acceptation de la condition humaine en promesse d’un futur radieux et, ponctuellement, d’un présent en quête de moments extatiques.

Les œuvres enregistrées, profanes et sacrées, recoivent une remarquable exécution et nous plongent au sein d’un monde fascinant. En témoignent la profonde désolation et affliction du Miserere d’Andrés Barea tout comme les Lamentaciones de Fray José de Vaquedano qui nous plongent dans un univers bâti sur la soumission sociale et la sublimation religieuse, l’obéissance résignée contre la promesse d’un rachat post-mortem. Dans la même veine, le Stabat Mater dolorosa de Miquel de Ambiela, nous mène vers de splendides méditations, aussi subtiles que sincères.Tous les ingrédients sont là pour nous laisser guider par cette remarquable illustration du mysticisme espagnol du 17e siècle.

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