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Brahms sacrifié, Pollini fatigué, résultat mitigé

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Johannes Brahms (1833-1897) : Concerto pour piano et orchestre n° 2 en si bémol majeur, op. 83. Maurizio Pollini, piano ; Staatskapelle de Dresde, dir. Christian Thielemann. 1 CD Deutsche Grammophon. Réf. : 479 2384, code barre : 0 28947 923848. Enregistrement public capté au Semperoper de Dresde en janvier 2013. Notice quadrilingue : anglais, allemand, français, italien. Durée : 47’01

 

brahms_thieleman_DGEn revenir au Concerto pour piano n° 2 de exige a priori l’impétuosité d’un investisssement hors norme ou encore peut se justifier pour borner les débuts d’une carrière prometteuse.

Qu’en est-il objectivement avec cette réunion d’un orchestre prestigieux, d’un pianiste exceptionnel et d’un chef de tout premier ordre ? Etonnant par ailleurs qu’un label justement estimé comme Deutsche Grammophon propose un enregistrement public d’une si faible qualité technique dans une prise de son globale, brouillonne, hétérogène, par trop préjudiciable au confort attendu d’une écoute parfaite.

Si l’on se contente d’un degré d’exigence moindre on sera soulagé de savoir que presque tout y est sauf  la perfection attendue. Jadis, , en compagnie de Claudio Abbado et du Philharmonique de Berlin, avait magistralement servi cet authentique chef-d’œuvre  que Brahms lui-même joua en création à Budapest en novembre 1881. On s’attendait donc au meilleur, au superlatif, et voilà que Pollini intervient de manière plutôt terne, sans éclat, déphasé, manquant de présence, d’ampleur, de brillant, de précision. Son jeu défaillant si on le compare aux fastes du passé, déconcerte, voire parfois désarçonne un orchestre de Dresde au timbre splendide, qui tente avec plus ou moins de bonheur de se mettre en connexion avec le soliste qui peine à conserver le cap et n’arrive pas à masquer les baisses de tension, les traits escamotés, les approximations palpables, les élans incontournables mais ici sacrifiés. Le chef allemand s’adapte au mieux  à la situation mais la partie s’avère rude et le résultat final mitigé. Dommage ! On s’attendait à tellement mieux.

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Johannes Brahms (1833-1897) : Concerto pour piano et orchestre n° 2 en si bémol majeur, op. 83. Maurizio Pollini, piano ; Staatskapelle de Dresde, dir. Christian Thielemann. 1 CD Deutsche Grammophon. Réf. : 479 2384, code barre : 0 28947 923848. Enregistrement public capté au Semperoper de Dresde en janvier 2013. Notice quadrilingue : anglais, allemand, français, italien. Durée : 47’01

 
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