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Les six sonates pour orgue de Mendelssohn par Pierre Labric

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Felix Mendelssohn (1809-1847) : Les six sonates pour orgue op. 65. Pierre Labric au grand orgue Aristide Cavaillé-Coll de la basilique Saint-Ouen de Rouen. 1 CD FY & Solstice SOCD 303. Code barre 3279793032032. Enregistré le 12 octobre 1974. Livret bilingue français anglais. Durée totale 73’52 ».

 

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En 1970, l’organiste français Guy Morançon révélait pour la première fois aux mélomanes français l’œuvre de Félix Mendelssohn au travers d’un album microsillon depuis longtemps épuisé (Iramac) qui comprenait les trois préludes et fugue op. 37 et les six sonates op. 65. Le choix pour un orgue apte à traduire ces pages d’essence romantique s’était logiquement porté sur le Cavaillé-Coll de Saint-Ouen de Rouen, le dernier chef d’œuvre de ce facteur génial. Seulement quatre année plus tard, , grand habitué de cet orgue, gravait à son tour les six sonates. Depuis d’autres pistes esthétiques en matière de choix d’instruments furent exploitées, se tournant souvent vers des orgues plus classiques. On se souvient en particulier de la très belle version de Marie-Claire Alain sur l’orgue néo-classique Ansersen de Ringstedt au Danemark (Erato).

L’approche de dans ce répertoire reste fidèle à son style, tourné vers la lumière, l’énergie et un concept de l’orgue issu de son professeur Jeanne Demessieux, elle même représentante de la fameuse école Dupré. On assiste là à un subtil et efficace mélange de classicisme et de romantisme. Les registrations souvent chargées de mixtures rappellent l’époque de Bach si chère à Mendelssohn, qui connut et joua les orgues Silbermann de Saxe. aborde ces œuvres avec des tempi allants, qui font merveille sur le vieux Cavaillé-Coll. Ces six sonates eurent pour modèle primitif la forme des voluntary anglais, magnifiés par Samuel Wesley. Mendelssohn, familier de l’Angleterre les dédia à son son collègue Thomas Attwood, lui même élève de Mozart et organiste à Saint Paul à Londres.

Cet enregistrement fait partie de la grande collection enregistrée par Téléson et restituée patiemment et amoureusement par le label Solstice, qui nous a déjà proposé des grands cycles (Liszt, Vierne, Reuschel). Widor avec ses 10 symphonies pour orgue eut aussi les faveurs de cet artiste d’exception, gravure que nous auront peut être le plaisir d’entendre dans l’avenir.

Voici une version pleine de relief, à l’opposé de nombreuses visions plus modernes, formatées et identiques à l’infini.

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