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L’Orient par le Philharmonique Borusan d’Istanbul

À emporter, CD, Musique symphonique

Nikolaï Rimski-Korsakov (1844-1908) : Shéhérazade, Op.35 : Mily Balakirev (1837-1910) : Islamey, Op.18 : Mikhaïl Ippolitov-Ivanov (1859-1935) : Esquisses caucasiennes, Op. 18 ; Ulvi Cemal Erkin (1906-1972) : Köçekçe. Orchestre Philharmonique Borusan d’Istanbul, direction : Sascha Goetzel. 1 CD Onyx. Référence : ONYX 4124. Enregistré en 2015. Notice de présentation en : allemand, anglais et français. Durée : 77’13.

 

Les Clefs d'or

onyx rimsky korsakov borusanEn marge de leurs débuts triomphaux aux BBC Proms de Londres, l’Orchestre Philharmonique Borusan d’Istanbul présentait son dernier CD. Ce volume est le troisième album avec leur chef , après deux disques centrés sur des tubes et des raretés du XXe siècle (dont l’un récompensé par une clef de ResMusica). et ses musiciens mettent  le cap sur un répertoire  plus traditionnel, mais agrémenté d’une touche d’exotisme dans son concept, voyage musical entre l’Europe et l’Asie sur le thème de l’orientalisme.

Tube des tubes, la suite symphonique Shéhérazade de Rimski-Korsakov est ici légèrement orientalisée : les parties de violon solo sont accompagnées par un  qanûn, instrument à cordes pincées, à la place d’une harpe. De plus, l’instrumentarium des percussions est renforcé d’instruments arabes et turcs : la darbouka, le def, le bendir, le kudüm, les triangles et les cymbales orientales. L’ajout est subtil  et renforce l’inspiration exotique de la musique. Sascha Goetzel, à la tête d’un orchestre rutilant, impose une belle lecture énergique et dynamique qui ne cède en rien face à d’autres interprétations de l’ère numérique discographiquement  plus cotées : le vaillant Termikanov à New York (RCA), l’esthète Maazel à Berlin (DGG)  ou le brutal Gergiev avec ses troupes pétersbourgeoises (Philips).

En complément, le chef et l’orchestre proposent quelques pépites de Balakirev et Ippolitov-Ivanov avant de conclure par le tube turc : la rhapsodie Köçekçe d’. Ces petites partitions sont emportées au panache et au tonus dans un geste précis et charismatique qui galvanise un  orchestre toujours aussi épatant dans des individualités et ses ensembles.

Dans un contexte discographique actuel où l’originalité manque, ce disque orientalisant, fignolé avec soin, est un moment de bonheur musical à recommander.

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