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Krystian Zimerman excellent dans Brahms

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Varsovie. Philharmonie nationale. 7-X-2014. Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840-1893) : Symphonie n° 4 en fa mineur, op. 36. Johannes Brahms (1833-1897) : Concerto pour piano nº 1 en ré mineur, op. 15. Krystian Zimerman : piano ; Orchestre Philharmonique national de Pologne ; Jacek Kaspszyk, direction

Crédit photographique : PAP, Grzegorz MichalowskiAprès un an d’absence, est revenu dans son pays natal, la Pologne, pour jouer à Varsovie et à Katowice, où il a inauguré la nouvelle salle de concert dont les formidables qualités sonores sont dues à l’acousticien Yasuhisa Toyota.

Le concert varsovien a commencé par la symphonie de Tchaïkovski, interprétée de manière exagérée dans tous les sens du terme. L’exécution a en effet été marquée par une narration trop peu mystérieuse, les tempi trop rapides et les dynamiques trop fortes. Elle manquait de délicatesse, de transparence rythmique et de couleurs.

L’ambiance a changé après la pause, lorsque a interprété le concerto juvénile de Brahms avec maturité et d’une façon aussi naturelle que splendide. Il semble que le pianiste se soit rendu « propriétaire » de cette partition et connaît désormais tous ses secrets. Pendant son séjour, il a déclaré que jouer le Concerto pour piano n°1 de Brahms est pour lui comme faire une déclaration d’amour. Il y a de la vérité dans cette constatation : son interprétation bouillonnait de vigueur et de poésie, malgré un orchestre qui n’était pas à son meilleur niveau. La prestation s’est caractérisée par une transparence des plans, une fermeté rythmique et une grande variété de sonorités, surtout dans la dynamique piano.

Le premier mouvement était tendu et contrasté. Par rapport à l’enregistrement avec Sir Simon Rattle, Krystian Zimerman a traité les passages lyriques avec plus de clarté et de profondeur, et les moments dramatiques, en particulier le finale, ont bénéficié de tempos plus vifs. Pour le deuxième mouvement, le soliste a fait chanter le piano avec une extraordinaire intimité, cherchant à varier les timbres au maximum. Le finale a semblé, par opposition au mouvement précédent, impulsif voire violent. Pour la prochaine visite, le pianiste prévoit de préparer des sonates de Schubert et une œuvre de la musique contemporaine polonaise.

Photo : Grzegorz Michalowski

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Varsovie. Philharmonie nationale. 7-X-2014. Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840-1893) : Symphonie n° 4 en fa mineur, op. 36. Johannes Brahms (1833-1897) : Concerto pour piano nº 1 en ré mineur, op. 15. Krystian Zimerman : piano ; Orchestre Philharmonique national de Pologne ; Jacek Kaspszyk, direction

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