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Richard Strauss, une vie de Lieder

À emporter, CD, Musique de chambre et récital

Richard Strauss (1864-1949) : Nichts op. 10/2, Für funfzehn Pfennige op. 36/2, Du meines Herzens Krönelein op. 21/2, Wir sollten wir geheim sie halten op. 19/4, Ach weh mir unglückhaftem Mann op. 21/4, Traum durch die Dämmerung op. 29/1, Himmelsboten op. 32/5, Freundliche Vision op. 48/1, Ständchen op. 17/1, Wozu noch, Mädchen op. 19/1, Morgen op. 27/4, Cäcilie op. 27/2, Liebeshymnus op. 32/3, Gefunden op. 56/1, Zueignung op. 10/1, Heimkehr op. 15/5, Heimliche Aufforderung op. 27/3, Nachtgang op. 29/3, Die Nacht op. 10/3, Befreit op. 39/4, Allerseelen op. 10/8, Vom Künftigen Alter op. 87/1, Im Sonnenschein op. 87/4. Avec : Timothy Sharp, baryton ; Jan Roelof Wolthuis, piano. 1 CD. TYXart. TXA 14047. Code-barre : 4250702 800477. Enregistré en octobre 2014. Notice de présentation bilingue (allemand et anglais). Durée : 64’58’’.

 

StraussMalgré un joli programme à orientation biographique, ce CD ne convaincra pas entièrement les admirateurs des mélodies de .

Le parti pris du programme réuni sur ce CD consiste à démontrer que la vie de se retrouve toute entière dans ses lieder. Sont ainsi particulièrement mises en avant toutes les compositions qui pourraient rappeler de près ou de loin son amour pour la redoutable Pauline de Ahna, sa partenaire de toute une vie. À côté des célébrissimes tubes comme « Morgen » ou « Zueignung », on entend quelques pièces moins connues qu’on redécouvre avec bonheur. Le choix de la voix de baryton, pas si habituel quand il s’agit des Lieder de Strauss, plus volontiers associés à la tessiture de soprano, convient parfaitement à l’idée défendue dans cet album.

Malheureusement, les moyens vocaux du jeune chanteur ne sont pas à la hauteur de ses intentions. La voix se raidit vite dans les hauteurs, et le grave manque de corps. Le souffle paraît souvent incertain, malgré quelques jolies demi-teintes ici et là. Tout cela n’empêche pas l’intention musicale d’être toujours juste et contrôlée, et l’émotion appropriée. On regrettera au final que le manque de coloration qui caractérise l’ensemble de cet enregistrement engendre assez rapidement un sentiment de lassitude. Le piano de est techniquement compétent, mais l’accompagnement manque singulièrement de vision.

En bref, un CD qui ne révolutionnera pas une discographique straussienne particulièrement bien servie par le disque.

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