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L’Art de la Fugue de Bach selon Martha Cook

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Johann Sebastian Bach (1685-1750) : L’Art de la Fugue BWV 1080. Martha Cook, clavecin Willem Kroesberger (Utrech 2005) d’après Johannes Couchet. 2 CDs Passacaille. Enregistré en octobre et novembre 2013 au prieuré Saint-Denis de Nogent-le-Rotrou par Jean-François Pontefract. Livret trilingue français-anglais-allemand. Durée totale : 83’26.

 

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En parallèle et en complément à la sortie de son livre consacré à l’Art de la fugue de , la claveciniste propose une version intérieure et décantée, dans la lignée de son maitre Gustav Leonhardt.

D’entrée parle de son inspiration vis à vis de cette œuvre colossale, ultime sommet de Bach. Comme elle s’en est déjà largement expliquée dans son livre consacré à cette composition, propose une genèse biblique inspirée par l’évangile de Luc. Le lecteur pourra approfondir par le texte du livre et l’écoute musicale les fondements de cette théorie.

Pour l’heure le plus important reste sans doute l’appréhension auditive de ces contrepoints que la claveciniste aborde avec humilité et grande maîtrise. Elle apprivoise en totalité ce cycle impressionnant par une approche posée et sereine. Les tempi sont retenus, laissant parler les voix dans toutes leurs diversités, leurs dialogues les plus subtils. On s’en tient ici à la première version de l’œuvre, dans l’ordre original de Bach, laissant de côté les Fugues miroir.

Le choix judicieux d’un clavecin à la sonorité chaude et magnifiquement capté permet une immersion sonore à la fois reposante et apportant une grande plénitude à ces pages. Le choix d’un tempérament dérivé de celui d’Andreas Silbermann daté de 1719 apporte un relief et des couleurs parfois étonnants qui confortent le plaisir de l’écoute. Cela permet également de relativiser certaines querelles liées au choix d’un tempérament chez Bach. Cette version confirme aussi la destination de l’œuvre pour le clavecin, par la structure même de l’écriture de ses contrepoints et la disposition de leurs voix, proches du Clavier bien tempéré et bien différentes des fugues pour orgue.

La discographie est riche en versions diverses et variées, chacune permettant de découvrir quelque chose de nouveau dans la compréhension du cycle. Celle-ci par son approche spirituelle et inspirante pour l’interprète, constitue une version de référence, aux côtés de celles de Gustav Leonhardt et de Davitt Moroney.

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Johann Sebastian Bach (1685-1750) : L’Art de la Fugue BWV 1080. Martha Cook, clavecin Willem Kroesberger (Utrech 2005) d’après Johannes Couchet. 2 CDs Passacaille. Enregistré en octobre et novembre 2013 au prieuré Saint-Denis de Nogent-le-Rotrou par Jean-François Pontefract. Livret trilingue français-anglais-allemand. Durée totale : 83’26.

 
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