Le dernier récital d’Horowitz à Chicago en 1986

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Horowitz, Return to Chicago : Scarlatti : sonates K380 et 135 ; Mozart : Adagio K540, Rondo K485, Sonate K330 ; Scriabine : Etudes opus 2 n°1 et opus 8 n°12 ; Schumann : Arabeske ; Liszt : Sonnet 104 de Pétrarque, soirée de Vienne n°6 ; Chopin : Mazurkas opus 63 n°3, opus 7 n°3, Scherzo n°1 ; Bis : Schumann : Rêverie, Moszkowsky : Etincelles. Interviews de radio (1986/1974). 2 CD DGG. Référence 479 4649. Enregistré en 1986. Notice de présentation en : allemand, anglais. Durée : 2 heures 01’ 38’’

 

Horowitz-ChicagoPour son dernier récital à Chicago en 1986, Horowitz avait choisi un programme comme il les aimait, mêlant dans un florilège de pièces courtes virtuosité éblouissante et intériorité transcendante. Un condensé de l’art du grand virtuose. Même si les doigts fatiguent à la fin du concert, quelle leçon de piano et de musique!

On n’en finit pas de retrouver avec émotion les bandes des dernières années de (1903-1989), à l’image de ce concert donné à Chicago le 26 octobre 1986. Le programme comme toujours mêle pièces de virtuosité transcendante et morceaux de musique plus concentrée. Les deux sonates de Scarlatti sont ciselées avec la perfection inimitable du maître, les deux études de Scriabine éblouissantes d’envolée et de grandeur en moins de trois minutes chacune, et l’Arabeske de Schumann comme la sonate de Mozart admirables d’intériorité. Qu’importe dès lors que les doigts s’égarent dans le premier scherzo de Chopin, ils se rattrapent dans des soirées de Vienne (Liszt/Schubert) somptueuses et d’un chic absolu. Les bis sont à l’image du récital lui-même, la rêverie des scènes d’enfant contrastant avec les étincelles de Moszkowsky qui concluent en pirouette ce document sur un pianiste décidément inimitable, dans son génie digital comme dans ses idiosyncrasies déroutantes sinon exaspérantes, mais avec quelle classe ! Deux interviews (le second bien long), permettent de retrouver le cabotinage du maître (et apparemment la voix de son insupportable épouse Wanda, la fille de Toscanini par derrière…). Si vous ne connaissez pas Horowitz, cet album est pour vous ; et si vous le connaissez, encore plus !

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