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Léonce de Saint-Martin réhabilité par Anthony Hammond

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Léonce de Saint-Martin (1886-1954) : Toccata de la libération op. 37 ; Pastorale op. 35 ; Suite cyclique op. 11 ; Paraphrase du Psaume 136 « Super flumina Babylonis op. 15 ; Symphonie dominicale op. 39. Anthony Hammond à l’orgue Cavaillé-Coll Dargassies de l’église de la Madeleine à Paris. 1 CD IFO Classics ORG 7258.2. Enregistré en mai 2014 à Paris. Livret bilingue allemand anglais. Durée totale 74’35.

 

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Compositeur-organiste à Notre-Dame de Paris entre la mort de Louis Vierne en 1937 et sa propre disparition en 1954, reste encore un musicien trop peu connu et parfois injustement sous-estimé. Ce CD, premier d’une intégrale, nous le révèle enfin grâce au talent d’.

Né en 1886 près d’Albi (Tarn) touche l’orgue de la cathédrale dès son plus jeune âge, et après ses premières études musicales, finira par « monter » à Paris. Marcel Dupré lui ouvre alors la tribune de Notre-Dame de Paris. C’est lui qui sera nommé titulaire à la suite de Vierne en 1937, alors que de grands compositeurs disciples tel Maurice Duruflé auraient pourtant pu logiquement hériter de ce poste. Cependant pendant presque 20 ans il s’acquitta de sa tâche avec grand talent. C’est lui qui était organiste au moment de la libération de Paris en 1944 et composa à cette occasion une Toccata de la libération, pièce qui ouvre avec brio le programme de ce CD.

Ce premier volume, vraisemblable intégrale en devenir de ses œuvres d’orgue, montre bien ici un talent affirmé de l’écriture symphonique caractéristique de l’époque, avec un style très personnel que l’on ne peut guère comparer à ses collègues organistes, en particulier Louis Vierne. C’est le jeune Pierre Cochereau qui s’invita un jour à la tribune de Notre-Dame pour se rendre compte par lui-même avec émerveillement de la carrure de son titulaire, suite aux réflexions parfois négatives de certains musiciens.

La suite du programme offre un panorama significatif de son art : Pastorale au goût champêtre, Suite en mini-symphonie, Paraphrase de psaume à la manière d’une sonate biblique, Symphonie dominicale pouvant servir pour les offices avec les différents mouvements caractéristiques depuis l’entrée jusqu’à la sortie triomphale. Saint-Martin un novateur ? peut-être pas … malgré une œuvre colossale pour sa cathédrale depuis l’orgue jusqu’aux grands ensembles avec chœurs, mais un musicien solide et maitre de son art.

a choisi le Cavaillé-Coll de la Madeleine, orgue dans l’esprit de celui de Notre-Dame. Cet interprète rend justice de manière sûre et inspirée à ce répertoire révélateur de cet après-guerre naissant. Ce disque s’inscrit en tête des hommages rendus à ce compositeur aux côtés d’autres déjà parus pour divers labels dont on retiendra en particulier celui publié par Solstice (SOCD 161) reprenant de vieux enregistrements de 1966 et 1972 et enregistrés à Notre-Dame de Paris.

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Léonce de Saint-Martin (1886-1954) : Toccata de la libération op. 37 ; Pastorale op. 35 ; Suite cyclique op. 11 ; Paraphrase du Psaume 136 « Super flumina Babylonis op. 15 ; Symphonie dominicale op. 39. Anthony Hammond à l’orgue Cavaillé-Coll Dargassies de l’église de la Madeleine à Paris. 1 CD IFO Classics ORG 7258.2. Enregistré en mai 2014 à Paris. Livret bilingue allemand anglais. Durée totale 74’35.

 
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