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Un témoignage significatif de Neville Marriner dans Tchaïkovski

À emporter, CD, Musique symphonique

Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840 -1893) : Symphonie n° 6 en si mineur « Pathétique » op. 74 ; Ouverture solennelle « 1812 » op. 49. Academy of St Martin in the Fields, dir. Sir Neville Marriner. 1 CD Capricio. Enregistré à Londres en mars et juin 1990. Notice en anglais. Durée : 60’04.

 

tchaikovski_marrinerSir nous a quittés le 2 octobre dernier à l’âge de 82 ans. Cette personnalité fortement médiatisée depuis des décennies a gagné sa réputation mondiale grâce à son travail à la tête de la fameuse .

Sans compter d’innombrables concerts ayant largement contribué à la diffusion de la musique dite classique, c’est un incroyable ensemble de six-cents disques que le monde musical conservera et écoutera avec le même engouement et la même fraîcheur. Le label Capriccio réédite deux œuvres très contrastées du Russe Tchaïkovski. C’est parée d’un magnifique lyrisme, d’une tristesse parfois insondable, et d’une orchestration typiquement postromantique que la Symphonie n° 6 dite « Pathétique », terme proposé par son frère Modeste et retenu par le compositeur, achevée l’année de la mort du maître, résonne comme un adieu désespéré à la vie et au monde. Marriner appuie sur la singularité de la valse à cinq temps du second mouvement tandis que le Finale (Adagio lamentoso-Andante-Adagio non tanto) conduit l’auditeur au sein d’un monde mélodique où la déréliction et l’affliction se partagent la vedette et nous entraînent vers une étrange et troublante intimité.

Appartenant à un univers en rien comparable, suit l’Ouverture solennelle « 1812 », composée en 1880 pour la consécration de la Cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou tout en fêtant la victoire sur les troupes de Napoléon cette même année 1812. Son orchestration ne démérite nullement même si sa portée et son intérêt ne sauraient être surestimés. Musique presque martiale sinon guerrière, elle cite à plusieurs reprises quelques mesures aisément reconnaissables de La Marseillaise. Le compositeur, lucide, confia à sa protectrice Madame von Meck : « L’Ouverture sera très bruyante, mais je l’ai écrite sans chaleur et sans amour, et par conséquent elle n’aura probablement pas de qualités artistiques. » Néanmoins elle jouira d’une forte popularité et s’attache ici avec réussite à la pérennité de la partition.

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