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La musique de chambre d’Henriette Renié, à découvrir

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Henriette René (1875-1956) : Sonate pour violoncelle et piano ; Pièce symphonique ; Trio pour violon, violoncelle et piano. Trio Nuori : Vincent Brunel, violon ; Aude Pivôt, violoncelle ; Flore Merlin, piano. 1 CD Ligia. Enregistré en mai 2017 au Couvent des Minimes de Mirabeau, Beauregard-L’Évêque. Durée : 60:00

 

visuel_trio_nuori_h._renie_Les harpistes connaissent bien (1875-1956), pédagogue et virtuose de la harpe qui a également composé et arrangé pour son instrument. Le a eu la bonne idée d’enregistrer sa musique de chambre (sans harpe !) jusque là inconnue.

La Sonate pour violoncelle et piano, seule pièce non composée pour la harpe, dont la date de composition reste inconnue, est ici gravée pour la première fois. Elle est très proche de la Sonate pour violon et piano de Franck (d’ailleurs explicitement citée) dans sa forme, sa progression et sa mélodie. Le violoncelle d’ offre tout le lyrisme et le souffle attendus dans ce type de musique et une sonorité timbrée, devant un piano un peu trop en retrait (en raison de la prise de son ?). Si les trois mouvements ne tiennent pas autant en haleine que la célèbre sonate de son aîné, ils sont empreints d’une poésie et d’un romantisme séduisants.

La Pièce symphonique révèle un style plus personnel d’. Si elle est composée à l’origine pour harpe, sa transcription pour piano (instrument pour lequel la compositrice semblait avoir des dons dans sa prime jeunesse) semble naturelle tout en rappelant les grandes arpèges et les pizzicatos de la harpe. Elle est interprétée avec une belle liberté expressive par , telle une fantaisie instrumentale.

Enfin, tout charme dans le Trio pour violon, violoncelle et piano : le romantisme passionné du premier mouvement, le Scherzo qui évoque les trios de Ravel, mais aussi de Dvořák, l’Andante, lumineux et chantant, et le final, qui, à l’instar de la sonate de Franck, est une réminiscence du premier mouvement. La partie de harpe est ici remplacée par le piano et le travail des interprètes sur ce changement d’instrumentation, évoqué dans le livret, est très sensible : l’équilibre instrumental est réussi, le piano traduit la sonorité perlée et discrète de la harpe tout étant très présent lorsqu’il reprend un thème principal et doit passer au premier plan.

Le label Ligia, redécouvreur de musiques rares ou oubliées, ajoute ainsi Henriette Renié à sa collection « Les compositrices », sous le patronage d’un autre découvreur, Laurent Martin. Au-delà de la curiosité musicale et de l’hommage à la carrière d’une femme artiste, ce disque est une belle découverte pour les amoureux de musique française.

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Henriette René (1875-1956) : Sonate pour violoncelle et piano ; Pièce symphonique ; Trio pour violon, violoncelle et piano. Trio Nuori : Vincent Brunel, violon ; Aude Pivôt, violoncelle ; Flore Merlin, piano. 1 CD Ligia. Enregistré en mai 2017 au Couvent des Minimes de Mirabeau, Beauregard-L’Évêque. Durée : 60:00

 
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