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Mié Coquempot danse l’art de la fugue à Royaumont

Danse , Festivals, La Scène

Abbaye et Fondation de Royaumont. 1-IX-2018. Dans le cadre du Festival de Royaumont. 1080 – art de la fugue. Chorégraphie : Mié Coquempot, assistée d’Audrey Bodiguel. Musiques : Johann Sebastian Bach (1685-1750), L’art de la Fugue BWV 1080, interprété par Evgeni Koroliov, piano ; Georgesound & Silver Louzy traffic Son. Textes : Cynthia Fleury, Mié Coquempot, Maud Pizon, Nina Vallon, Léa Lansade, Jérôme Brabant. Lumières : Françoise Michel. Costumes : Pascale Saint-André – La Bourette. Interprètes : Julien Andujar, Jazz Barbé, Jérôme Brabant, Alexandra Damasse, Charles Essombe, Léa Lansade, Philippe Lebhar, Maud Pizon, Nina Vallon, Pascal Saint-André – La Bourette

Le Festival de Royaumont accueillait pour son week-end chorégraphique annuel plusieurs générations de danseurs et de chorégraphes autour d’une réflexion sur la mémoire et la transmission. y présentait notamment 1080 – art de la fugue, son interprétation de L’art de la fugue, de .

a longtemps été danseuse de Daniel Larrieu, également invité de ce mini-festival de danse. Dans son approche du mouvement, elle demeure dans cette lignée du baroque contemporain dont le chorégraphe était le chef de file, tout en développant une écriture chorégraphique foisonnante et subtile sur les mille et une nuances de L’art de la fugue de Bach. Elle n’hésite pas à insuffler à cet ordonnancement quasi mathématique un grain de folie, à travers des textes irréguliers, des costumes extravagants signés et des changements à vue de la scénographie.

Dans un bel engagement, les danseurs s’en donne à cœur joie, se travestissant d’artefacts tout droit sortis du passé, jabots, dentelles, corset, perruques et toile de Jouy, dans une dominante de noir et de blanc, projetant ainsi le spectacle dans un XVIIIe siècle fantasmé. Cette fantaisie se retrouve aussi dans les parcours et les trajectoires des danseurs, qui apparaissent ou disparaissent entre les piliers du réfectoire des moines cisterciens − l’un des plus beaux réfectoires gothiques de France− , dans lequel les spectateurs ont pris place.
Alternant moment de fébrilité et instants de calme, structure et déconstruction, la pièce cherche sans cesse son équilibre, la trouvant enfin dans la rigueur de la musique de Bach pour finir dans une Bacchanale joyeuse et généreuse, avec verre de vin et chips à partager.

Le Festival de Royaumont a également permis ce week-end aux jeunes étudiants du Centre national de danse contemporaine d’Angers de célébrer le quarantième anniversaire de leur école à travers le programme Dialogues III.

Crédits photographiques : © Patrick Berger

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