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Gabriela Balcerek et Sinfonia Viva dans un programme violon et orchestre

À emporter, CD, Musique d'ensemble

Pablo de Sarasate (1844-1908) : Romanza andaluza op. 22 n° 1 ; Introduction et tarentelle op. 43. Jules Massenet (1842-1912) : Méditation de Thaïs. William Kroll (1901-1980) : Banjo and Fiddle. Fritz Kreisler (1875-1962) : Chagrin d’amour ; Marche miniature viennoise ; Joli romarin ; Praeludium et allegro. Henryk Wieniawski (1835-1880) : Légende op. 17 ; Scherzo-tarentelle op. 16 ; Souvenir de Posen op. 3. Henryk Wieniawski / Tomasz Radziwonowicz (né en 1953) : Caprice op. 18 n° 3. Alfons Szczerbiński (1858-1895) / Tomasz Radziwonowicz : Andante cantabile. Jenő Hubay (1858-1937) : Sur les vagues du lac Balaton. Gabriela Balcerek, violon ; Sinfonia Viva, direction : Tomasz Radziwonowicz. 1 CD DUX. Enregistré en juin 2018 à la Basilique de la sainte montagne à Głogówko en Pologne. Textes de présentation en polonais et anglais. Durée : 67:12

 

Gabrysia_calosc_v18-09-18_mail, enfant prodige du violon polonais, signe son premier disque, dont le programme se compose de quatorze miniatures qui font percevoir aussi bien la sensibilité que la virtuosité de l’artiste âgée de quinze ans.

Les interprétations offertes par nous charment par la simplicité du phrasé et la douceur qui renvoie aux enregistrements de son compatriote . Tout comme celui-ci, la musicienne saisit par la noblesse et la finesse du ton, de même que par la maîtrise et la délicatesse du vibrato. Pour l’ordonnancement de ce récital, la poésie de certaines pages, comme par exemple Légende de , est en contraste avec le brio des autres, comme Scherzo-tarentelle du même auteur, ce qui assure à ce programme un cachet de dramaturgie mêlée de lyrisme. La virtuosité, cependant, est ici quelque peu intériorisée, voire empreinte de sobriété, sans être mise au premier plan, ce qui semble assez exceptionnel pour des musiciens adolescents. Si, toutefois, on juge ces prestations à travers le prisme des exécutions données par les violonistes professionnels déjà expérimentés, on entend dans le jeu de la jeune artiste un certain manque de maturité, ce qui n’est pas gênant (et paraît même naturel) car on y perçoit également, et peut-être avant tout, une bouffée de fraîcheur, de la luminosité rare et un style en quelque sorte primesautier, dénué d’emphase et de fausse affectation.

En ce qui concerne l’apport de l’orchestre de chambre , , à la tête de la phalange varsovienne, se révèle un chef sûr et attentif aux moindres détails des partitions données, ainsi qu’aux minuscules changements agogiques proposés par la soliste. On notera que la partie pour piano des œuvres présentées sur ce disque a été arrangée pour orchestre à cordes par Radziwonowicz, exception faite pour Caprice op. 18 n° 3 de et Andante cantabile d’, pour lesquels un nouvel accompagnement a été façonné.

Avec une prise de son offrant une large gamme de nuances et un espace réaliste, voici un début discographique tout à fait réussi, révélant une artiste à suivre.

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