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Philharmonia, ou Dallas dans la musique classique

 

France 2 proposait mercredi 23 janvier 2019 en prime time sa nouvelle série, Philharmonia, plus exactement les deux premiers épisodes d’un 6 x 52 minutes. 

Du point de vue de l’audience, c’est un succès (3,51 millions de personnes, soit 15,9 % du public), surtout si l’on compare aux audiences des Victoires de la musique classique (1 286 000 personnes, soit 7,2 % du public, en 2018), de Fauteuil d’orchestre (728 000 téléspectateurs, soit 4,1 % du public, en 2018) ou du Grand Échiquier nouvelle formule (2,02 millions de personnes, soit 10,5 % du public, en 2018). 

Mais l’audience ne fait pas tout, et, exceptés les personnes impliquées dans le projet ou les partenaires comme France Musique, c’est une avalanche de critiques sur les réseaux sociaux (tribune de la cheffe d’orchestre sur le site de Télérama, article de dans Le Monde…), la musique dite classique en général, et l’orchestre en particulier étant surtout un prétexte ici, avec son lot de clichés, approximations, invraisemblances, autour d’histoires renvoyant plus à Dallas ou Plus belle la vie. On regardera avec intérêt si le succès d’audience est au rendez-vous lors des prochains épisodes, et on retournera voir Mozart in the Jungle, autrement plus intéressant, disponible sur Amazon Prime Video. (JBdLT)

 
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  • Pierre Dubuisson

    Rien à ajouter à la critique parfaitement experte et structurée de Claire Gibault. Cette série est un colossal ratage et la musique ne sert que de toile de fond à un scénario invraisemblable. Triste et outré que des ressources importantes soient consacrées à de tels navets. On aurait pu faire une comédie bien troussée en abordant néanmoins les problèmes de fond : le statut du musicien, le combat des femmes chefs d’orchestres, la gestion d’un organisme culturel, la place de la musique classique…Rappelons que l’immense majorité des musiciens classiques pratiquent leur difficile métier avec passion, sérieux et engagement, que la majorité des chefs sont respectueux de leurs musiciens, servent la musique, que la majorité des administrateurs d’orchestres sont intègres, que le milieu n’est pas fait que de requins. Tout n’est certes pas rose, mais l’image que projette cette calamiteuse série est toxique, désastreuse.

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