Bannière-Web-ResMusica-728x90

Paul Lewis illumine deux sonates pour piano de Weber et Schubert

À emporter, CD, Musique de chambre et récital

Carl Maria von Weber (1786-1826) : Sonate pour piano n° 2 en la bémol majeur, op. 39. Franz Schubert (1797-1828) : Sonate pour piano D. 575 en si majeur, op. posth. 147. Paul Lewis, piano. 1 CD Harmonia Mundi. Enregistré au Médiapôle Saint-Césaire, Arles. Notice trilingue : français, anglais et allemand. Durée : 57:34

 

weber_schubert_lewisDeux sonates pour piano emblématiques du premier romantisme nous procurent un ravissement indéniable sous les doigts de .

Issu d’une famille anglaise non musicienne, (né en 1972) a suivi un parcours intéressant avant de devenir élève privé d’Alfred Brendel. Il s’est fait une spécialité des 32 sonates de Beethoven qu’il joue en concert et à l’enregistrement. De même ses exécutions des œuvres de Schubert bénéficient de ses lectures franches et nuancées, solides et délicates. Directeur artistique du Concours international de piano de Leeds (2015), il se produit en soliste et avec orchestre dans les plus fameux centres musicaux du monde.

Les deux Sonates qu’il défend avec adresse et inspiration, pratiquement contemporaines (1816 et 1817), appartiennent aux grandes œuvres de l’Allemand Weber (30 ans) et de l’Autrichien Schubert (20 ans) mais elles illustrent également deux univers bien distincts. La Sonate n° 2 de Weber se positionne à la charnière du classicisme flamboyant et du romantisme naissant. Son écoute procure un immense plaisir, immédiat, séduisant, tant la maîtrise technique embellit cette hyperactivité musicale avec ses cascades de notes euphoniques dans l’Allegro moderato et le Rondo. Elle met en valeur, sans pathos ni désespérance, les passages lyriques de l’Andante. La fluidité et la flamme d’un maître propulsé par son enthousiasme communicatif gagnent davantage par le contrôle parfait de pages a priori débridées.

La Sonate D. 575 de Schubert explore d’autres mondes et façonne assurément, une entrée remarquée et remarquable au sein de sa pensée romantique individuelle, une authentique signature, tant aux plans thématiques qu’harmoniques. Cette musique évolue entre la vaillance et l’énergie du Scherzo et le lyrisme délicat bien présent, et presque fiévreux, dans l’Andante.

Le jeu de Paul Lewis avec ses nuances subtiles et ses engagements opportuns, sert merveilleusement deux des sonates pour piano les plus indispensables du premier quart du XIXe siècle.

Banniere-ClefsResmu-ok

Mots-clefs de cet article
Reproduire cet article : Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à le faire savoir sur votre site, votre blog, etc. ! Le site de ResMusica est protégé par la propriété intellectuelle, mais vous pouvez reproduire de courtes citations de cet article, à condition de faire un lien vers cette page. Pour toute demande de reproduction du texte, écrivez-nous en citant la source que vous voulez reproduire ainsi que le site sur lequel il sera éventuellement autorisé à être reproduit.