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Nouvel enregistrement de la rare symphonie Renaissance de Karlowicz

À emporter, CD, Musique symphonique

Mieczysław Karłowicz (1876-1909) : Symphonie « Renaissance » opus 7. Orchestre symphonique philharmonique Mieczysław Karłowicz de Szczecin, direction : Rune Bergmann. 1 CD DUX. Enregistré en septembre 2017 à la philharmonie de Szczecin. Notice bilingue (anglais, polonais). Durée : 46:13

 

KarłowiczPlus connu par ses poèmes symphoniques dignes de ceux de Dvorák, Strauss ou Scriabine, le compositeur polonais a laissé une unique symphonie Renaissance, belle œuvre dont on salue une nouvelle version par le chef .

Mort accidentellement, emporté par une avalanche alors qu’il skiait dans les Tatras, Karlowicz reste emblématique de ces génies décédés trop tôt pour donner toute leur mesure. Cependant, la série de ses poèmes symphoniques opus 9 à 14 fait de lui un émule de Strauss ou Scriabine capable de déchaîner des torrents orchestraux avec une maestria confondante. Son unique symphonie Renaissance leur est antérieure. Créée en 1903 à Berlin, elle se coule dans un moule classique en quatre mouvements, les deux derniers s’enchaînant. C’est une splendide page romantique, même si l’influence de Tchaïkovski y est évidente, avec parfois une troublante ressemblance avec certains accents elgariens. L’orchestration est plus restreinte et « sage » que dans les poèmes ultérieurs, marqués par leur efflorescence quasiment expressionniste. Certes, l’œuvre manque parfois de concision et sa structure apparaît un peu lâche, mais elle mérite de rester au répertoire.

Ce nouvel enregistrement dû à l’orchestre de Szeczin, qui porte le nom du compositeur, est remarquable par l’élan de la direction du chef norvégien , tout comme par la finesse instrumentale de l’orchestre, avec notamment des solos de hautbois d’une rare beauté. Toutefois, cette gravure vient se heurter à une concurrence très rude, essentiellement de deux interprétations de l’orchestre de Varsovie, celle de Jerzy Salwarowski (DUX également) et surtout celle incluse dans le cycle Karłowicz de l’excellent (Naxos). Outre un prix particulièrement économique, cette dernière version offre l’appréciable avantage d’associer à la symphonie deux extraits de la musique de scène de Bianca di Molena opus 6, tandis que la nouvelle venue, au prix fort, souffre d’un minutage à la brièveté frustrante.

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