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Lars Vogt aborde les sonates de Mozart

À emporter, CD, Musique de chambre et récital

Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Sonates pour piano n° 2 (K. 280), 3 (K. 281), 8 (K. 310) et 13 (K. 333). Lars Vogt, piano. 1 CD Ondine. Enregistré à la Deutschlandfunk Kammermusiksaal à Cologne en Allemagne les 2-3 mai 2016 (K. 280 et K. 281), le 18 janvier 2019 (K. 333) et le 19 janvier 2019 (K. 310). Textes de présentation en anglais et allemand. Durée : 73:53

 

761195131824 propose, pour son nouveau disque, quatre sonates de Mozart. L’entreprise nous fait percevoir la richesse de cette musique.

Voici un Mozart aéré et évocateur. Rhétoriques, voire, en partie, théâtrales, les interprétations données par sont également marquées par un souffle de fraîcheur et réalisées dans un esprit d’ambiances multiples. La totalité du récital est d’une grande cohérence dramatique. Si le premier mouvement de la Sonate en fa majeur K. 280 est ici empreint d’élégance et, par instants, de brio, et si le finale se pare d’espièglerie, la partie centrale de l’œuvre est une douloureuse et touchante prière d’un être déprimé. Ensuite, la Sonate en si bémol majeur K. 281 est baignée de lumière céleste et de festivité jubilatoire (Allegro et Rondo), de même que de méditation (Andante amoroso).

Pour ce qui est de la Sonate en la mineur K. 310, on contemple le toucher perlé du pianiste, ainsi que son sens du panache et de la construction transparente de cette composition. Rien ne manque sur le plan de cette prestation : ni la variété des couleurs se conjuguant à la palette relativement étendue des nuances dynamiques (renforçant de cette façon l’intensité de l’Allegro maestoso et du Presto), ni la clarté des textures, ni enfin l’envoûtante poésie et la mise en valeur de la ligne de chant (Andante cantabile con espressione).

Le programme de cet album se clôt sur la Sonate en si bémol majeur K. 333, dont l’exécution offre les mêmes qualités, notamment une finition des phrasés qui s’accompagne de simplicité et modestie, sans exclure la diversité expressive. Ne cherchant pas le spectaculaire, les effets superficiels, ni encore une affectivité artificielle, Lars Vogt trouve sa propre manière d’aborder les pages de Mozart. Et cela donne envie pour la suite. Sachant que les sessions d’enregistrements ont eu lieu à deux moments différents, la prise de son, bien qu’en tous points excellente et détaillée, n’est pas homogène dans l’ensemble.

 

 

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