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Les reflets solaires de Roselyne Martel, une histoire de famille

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Hector Berlioz (1803-1869) : La Captive. Jules Massenet (1842-1912) : On dit ; Elégie ; Les yeux clos. Ermend Bonnal (1880-1944) : Sur le lac triste ; Petit poème op.19 ; Improvisation op.23 ; Bosphore ; Chêne gaulois. Ernest Chausson (1855-1899) : Chanson perpétuelle op. 37 ; Le Colibri. Cécile Chaminade (1857-1944) : Menuet. Charles Gounod (1818-1893) : L’Absent ; Le Soir. Alfred Bachelet (1864-1944) : Chère nuit. Roselyne Martel Bonnal, soprano ; Guillaume Latour, violon ; Juliana Laska, violoncelle ; Flore Merlin, piano ; Anoulay Valentin, violon ; Julien Lo Pinto, alto. 1 CD Calliope. Enregistré au studio de Meudon en octobre et décembre 2018 puis janvier 2019. Notice en français et en anglais. Durée : 57:05

 

Pour enrichir son catalogue discographique, la soprano Roselyne Martel défend toujours les œuvres méconnues de son arrière-grand-père, Ermend Bonnal, qui prennent toute leur place aux côtés des mélodies de grands noms de la musique romantique dans ce disque Reflets solaires.

Roselyne Martel_Reflets solaires_CalliopeAprès son premier enregistrement intitulé Idylle, Roselyne Martel se singularise toujours avec la même carte : Ermend Bonnal (1880-1944), son arrière-grand-père mis à l’honneur dans ce nouveau disque par le biais principalement de sa musique de chambre. L’élégance du trait mélodique du violon de Sur le lac triste, qui se mêle à la profondeur de l’archet de la violoncelliste Juliana Laska dans le Petit poème op. 19, la fraîcheur des œuvres de jeunesse du compositeur se retrouvant également dans l’Improvisation op. 23 où la pianiste prend parfois le premier rôle tout comme pour interpréter les sonorités d’ailleurs presque suspendues du Bosphore… Tout cela porte sans ambiguïté au premier plan ce répertoire méconnu. La prise de son des trois musiciens et de la voix est parfaitement équilibrée pour savourer toutes les saveurs de chacun et la fusion de l’ensemble.

Ces partitions instrumentales se mêlent judicieusement aux célèbres mélodies françaises de Berlioz (La Captive), de (L’Absent, Le Soir), de (On dit, Elégie, Les Yeux clos), d’ (Chanson perpétuelle op. 37, Le Colibri), et du moins connu avec Chère nuit, complétées d’une incursion surprenante mais appréciable du Menuet de (1857-1944).

A travers ce récital, la soprano Roselyne Martel démontre une technique vocale exemplaire, qu’elle a le bon ton de ne pas exhiber afin de créer une belle osmose avec les trois instrumentistes dont elle s’est entourée pour l’occasion. Le raffinement de la ligne de chant est manifeste, les intentions sont bien pensées et finement abordées. La seule faiblesse de cette interprétation de qualité reste une prononciation du français perfectible, ce qui est l’une des exigences incontournables pour mener à son apothéose la poésie de ces musiques où le texte s’affirme comme une donnée fondamentale. Dommage de contraindre l’auditeur à suivre chaque mélodie avec le livret du disque même si cela permet d’apprécier encore plus la musique de chambre de son aïeul.

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Hector Berlioz (1803-1869) : La Captive. Jules Massenet (1842-1912) : On dit ; Elégie ; Les yeux clos. Ermend Bonnal (1880-1944) : Sur le lac triste ; Petit poème op.19 ; Improvisation op.23 ; Bosphore ; Chêne gaulois. Ernest Chausson (1855-1899) : Chanson perpétuelle op. 37 ; Le Colibri. Cécile Chaminade (1857-1944) : Menuet. Charles Gounod (1818-1893) : L’Absent ; Le Soir. Alfred Bachelet (1864-1944) : Chère nuit. Roselyne Martel Bonnal, soprano ; Guillaume Latour, violon ; Juliana Laska, violoncelle ; Flore Merlin, piano ; Anoulay Valentin, violon ; Julien Lo Pinto, alto. 1 CD Calliope. Enregistré au studio de Meudon en octobre et décembre 2018 puis janvier 2019. Notice en français et en anglais. Durée : 57:05

 
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