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Les quinze ans de la Philharmonie de Luxembourg en petit comité

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Luxembourg. Philharmonie. 25-VI-2020. Franz Schubert (1797-1828) : Entracte n° 3 de la musique de scène Rosamunde, Prinzessin von Zypern, D. 797 ; Johannes Brahms (1833-1897) : Symphonie n° 1 op. 68. Orchestre philharmonique du Luxembourg ; direction : Gustavo Gimeno

Brahms et Schubert marquent le retour à la scène de l’ sous la direction de son directeur musical.

Gustavo_Gimeno_photo_Marco_Borggreve_6La Philharmonie de Luxembourg construite par est sans nul doute une des plus belles et plus fonctionnelles de toutes les salles de concert d’Europe. Elle n’a certes pas l’aspect spectaculaire d’autres bâtiments récents comme l’Elbphilharmonie de Hambourg, mais elle a pour elle sa lisibilité et l’expérience de confort et d’intimité qu’elle offre au spectateur, sans parler de ses qualités acoustiques éminentes.

Il n’était certes pas prévu qu’un tel anniversaire se déroule devant une salle aussi clairsemée. Pour l’, cette soirée devait marquer la fin de la 5e saison du mandat de son directeur musical , mais surtout le retour à la scène après les mois de confinement qui avaient rendu toute perspective de concert public lointaine et incertaine. Les mesures de sécurité sont drastiques, deux rangs et trois places vides séparent les spectateurs, et les applaudissements sonnent étrangement pauvres dans ces conditions.

Le programme choisi pour ce retour est résolument germanique et romantique. Les quelques minutes de Schubert qui ouvrent le concert, avec un tempo inhabituellement lent, manquent d’esprit et d’élan, et la forme rondo ne prend pas tout son sens tant le jeu des répétitions n’est pas mis à profit. Les choses s’améliorent heureusement avec l’œuvre maîtresse du programme, la Symphonie n° 1 de Brahms, dont Gimeno fait du début à la fin une œuvre implacablement sérieuse et tendue. Il faut s’accommoder, ce soir, des inévitables limites d’un orchestre qui doit d’abord retrouver ses marques après l’épreuve de ces derniers mois, ce que trahit aussi bien la couleur peu avenante des cordes que des limites réelles des solistes. La densité du discours musical maintient cependant l’intérêt tout au long de l’œuvre, jusqu’à une conclusion qui ne sort pas de l’atmosphère sombre des mouvements précédents. Cette courte soirée montre bien que le retour à la normale n’est pas encore là, mais elle donne envie et espoir pour des temps où la musique retrouvera toute sa place.

Crédits photographiques : © Marco Borggreve

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Luxembourg. Philharmonie. 25-VI-2020. Franz Schubert (1797-1828) : Entracte n° 3 de la musique de scène Rosamunde, Prinzessin von Zypern, D. 797 ; Johannes Brahms (1833-1897) : Symphonie n° 1 op. 68. Orchestre philharmonique du Luxembourg ; direction : Gustavo Gimeno

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