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« Arias », quand Valer Sabadus choisit des valeurs sûres pour le bien de tous

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Johann Sebastian Bach (1685-1750) : Ich habe genug BWV 82:a ; Concerto en mi majeur pour violon, cordes et basses continue BWV 1042 ; Laudamus te, air de la messe en si mineur BWV 232 ; Vergnügte Ruh, beliebte Seelenlust BWV 170 ; Schlafe mein Liebster BWV 213 ; Et exsultavit spiritus meus du Magnificat en ré majeur BWV 243. Georg Philipp Telemann (1681-1767) : Wo ist das Ende meiner Pagen TWV 21:10 ; Ich fliehe Dich, vergallte Liebeslust, extrait de Sieg der Schönheit ; Ho disarmato il fianco de l’opéra Flavius Bertaridus TWV 21:27 ; Mein Feind frohlockt ob meinem Schmerz de Miriways TWV 21:24. Valer Sabadus, contre-ténor ; Kammerorchester Basel ; Julia Schröder, violon et direction. 1 CD Sony Classical. Enregistré en avril 2019 aux Dominicains de Haute-Alsace (Guebwiller, France). Notice en anglais et en allemand. Durée : 61:05

 

Quoi de mieux que des valeurs sûres pour ce disque sobrement intitulé « Arias » : l’un des contre-ténors les plus réputés du moment en la personne de , un Kammerororchester Basel dont la notoriété n’est plus à défendre, et deux grands maîtres de la musique baroque que sont Johann-Sebastian Bach et Georg Philippe Telemann.

Cette approche ne se dément pas lorsque l’air « Ich habe genug » (BWV 82) se déploie sur la première piste du disque. Valus Sabadus joue de son timbre cristallin pour affirmer un art du discours juste, porté par une vocalité épanouie et une souplesse de phrasé empreinte de plénitude. Dans l’air « Vergnügte Ruh, beliebte Seelenlust » extrait de la Cantate BWV 170, le vibrato serré ne nuit pas à la conduite de la ligne, dans une lecture sobre, non dépourvue d’émotions.

De Bach, on retrouve également le « Laudamus te » de la Messe en si mineur (BWV 232) et l’air « Et exsultavit spiritus meus » du Magnificat en ré majeur (BWV 243). Du premier, ce sera le legato et les nuances mystiques que l’on retiendra. Du second, ce sera l’agréable ductilité de l’orchestre, souple et percutant à la fois.

Comme c’est le cas régulièrement dans ce type de programmation, une partie exclusivement instrumentale compose la sélection. Ici, c’est le Concerto en mi majeur pour violon, cordes et basse continue BWV 1043. La lecture de , parée de son violon solaire mené par un archet léger, est franche et d’une vitalité alerte. C’est sa simplicité qui caractérise le jeu de l’orchestre et de la soliste, rendant le discours aussi naturel qu’expressif par un cantabile aérien et l’exactitude des rythmes.

Telemann est l’autre tête d’affiche de cet enregistrement. Son œuvre lyrique sélectionnée ici est bien plus rare, sur scène comme en disque, que les partitions sélectionnées du Cantor, avec les Singspiel Sieg der Schönheit (air d’Honoricus) et Miriways (air de Zemir), et le seul opéra seria aujourd’hui conservé Flavius Bertaridus. Sous les traits de Bertaridus, le contre-ténor affirme un chant fier et volontaire, complémentaire de la délicieuse légèreté d’expression des cordes. La proposition originale qui conclut cette programmation, l’air de Zémir dans l’opéra exotique du maître, permet à l’interprète d’affirmer un chant plus démonstratif avec cet aria bien rythmé aux accents orientalisants.

La sélection de ces arias semblent avoir été menée pour que chacune d’elles soit le plus compatible avec la voix du chanteur qui se connaît parfaitement, accompagné par un irréprochable.

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Johann Sebastian Bach (1685-1750) : Ich habe genug BWV 82:a ; Concerto en mi majeur pour violon, cordes et basses continue BWV 1042 ; Laudamus te, air de la messe en si mineur BWV 232 ; Vergnügte Ruh, beliebte Seelenlust BWV 170 ; Schlafe mein Liebster BWV 213 ; Et exsultavit spiritus meus du Magnificat en ré majeur BWV 243. Georg Philipp Telemann (1681-1767) : Wo ist das Ende meiner Pagen TWV 21:10 ; Ich fliehe Dich, vergallte Liebeslust, extrait de Sieg der Schönheit ; Ho disarmato il fianco de l’opéra Flavius Bertaridus TWV 21:27 ; Mein Feind frohlockt ob meinem Schmerz de Miriways TWV 21:24. Valer Sabadus, contre-ténor ; Kammerorchester Basel ; Julia Schröder, violon et direction. 1 CD Sony Classical. Enregistré en avril 2019 aux Dominicains de Haute-Alsace (Guebwiller, France). Notice en anglais et en allemand. Durée : 61:05

 
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