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Julien Masmondet dirige Saint-Saëns à la Philharmonie de Paris

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Paris. Philharmonie. 03-III-2021. Camille Saint-Saëns (1835-1921) : La Princesse jaune, op. 30 ; Ouverture. Concerto pour piano n°2 en sol mineur, op. 22. Marie-Ange Nguci, piano. Danse macabre, poème symphonique, op. 40. Concerto pour violoncelle n°1 en la mineur, op. 33. Victor Julien-Laferrière, violoncelle. La Muse et le poète, duo pour violon et violoncelle avec orchestre, op. 32. Eva Zavaro, violon. Orchestre de Paris, direction musicale : Julien Masmondet
Concert sans public diffusé sur le site Philharmonie Live

Avec l’, présente un programme intégralement dédié à et bénéficie pour l’accompagner des solistes , et .


Alors que l’ancien directeur musical Paavo Järvi revenait récemment devant l’ pour un concert décuplé par Beatrice Rana, c’est au tour de son ancien assistant de retrouver l’ensemble, avec la déjà passionnante pianiste dans le Concerto pour piano n° 2 de Saint-Saëns, avant d’accompagner puis Eva Zavarro dans d’autres œuvres concertantes du compositeur.

Habitué à porter le répertoire français, comme encore il y a peu au Musée d’Orsay dans un programme très bien construit avec son ensemble Les Apaches, Julien Masmondet réapparait cette fois pour un concert intégralement consacré à . Il débute par une pièce introduite par lui en 2013 au répertoire de l’orchestre, La Princesse Jaune, joli morceau musical de six minutes environ, d’un opéra qui en fait à peine cinquante. La légèreté de son traitement initie le son recherché par le chef, toujours très clair, parfois peut-être un peu trop, comme dans le Concerto pour violoncelle. En tous les cas, l’Ouverture du troisième opéra du compositeur trouve sous cette direction et cette formation de belles couleurs, tant de la harpe et du cor anglais que de cordes d’une transparence ici parfaitement adaptée, jusqu’à une coda particulièrement bien emportée.

Le Concerto pour piano n° 2, le plus connu du compositeur, permet ensuite d’entendre l’une des jeunes artistes les plus intéressantes actuellement. A l’instar de Beatrice Rana, Marie-Ange Nguci porte sa partie soliste avec une rare intelligence. Toujours très concentrée tout en présentant un visage très expressif, elle montre dès la cadence initiale une remarquable capacité à transcender chaque mesure, parfois même chaque accent. Tant les accords graves que la partie droite du clavier sont développés par une superbe délicatesse du toucher, d’une artiste arrivée en France d’Albanie il y a moins de dix ans pour intégrer le Conservatoire de Paris. Le nombre de pièces prévu par le chef ne permet pas à Nguci de proposer un bis, il faudra donc attendre pour la réentendre.


A sa place entre sur scène , qui prend au premier violon Eiichi Chijiiwa la partie principale de la Danse Macabre. La harpe introduit ce poème symphonique, ensuite porté par un orchestre plus léger que le magnifique Landolfi aux sonorités pleines de la soliste. De la même génération que les deux jeunes femmes, Victor Julien-Laferrière porte ensuite avec une magnificence tout aussi remarquable sa partie du Concerto pour violoncelle n° 1. Également plus appuyé que l’orchestre, qu’on aurait pu préférer ici un peu plus franc dans les attaques et plus tendu aux cordes, le violoncelliste traite avec la même intégrité les phrases dynamiques de l’Allegro non troppo et du Molto allegro que celles d’une douce émotion du mouvement médian.

Il revient à Eva Zavarro une ultime pièce, La Muse et le Poète. S’il serait risqué de lier dans cette partition le violon à la première et le violoncelle au second, on constate que le titre s’accorde ici à merveille aux deux interprètes, très bien accompagnés par la direction fine de Julien Masmondet.

Crédits photographiques : © Matthias Benguigui Pasco

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Paris. Philharmonie. 03-III-2021. Camille Saint-Saëns (1835-1921) : La Princesse jaune, op. 30 ; Ouverture. Concerto pour piano n°2 en sol mineur, op. 22. Marie-Ange Nguci, piano. Danse macabre, poème symphonique, op. 40. Concerto pour violoncelle n°1 en la mineur, op. 33. Victor Julien-Laferrière, violoncelle. La Muse et le poète, duo pour violon et violoncelle avec orchestre, op. 32. Eva Zavaro, violon. Orchestre de Paris, direction musicale : Julien Masmondet
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