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Saint-Saëns inspire Astrig Siranossian et Nabil Shehata

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Camille Saint-Saëns (1835-1921) : Concerto pour violoncelle n° 1 en la mineur op. 33 ; Symphonie n° 1 en mi bémol majeur op. 2 ; Bacchanale de Samson et Dalila op. 47. Astrig Siranossian, violoncelle ; Philharmonie Südwestfalen, direction : Nabil Shehata. 1 CD Alpha. Enregistré salle Leonhard-Gläser, Siegen (Allemagne), en janvier 2021. Notice en français, anglais et allemand. Durée : 60:37

 

Si l’on en doutait encore, l’œuvre de s’impose pleinement dans tous ses registres.

Cet enregistrement récent réalisé par Alpha vient s’ajouter à la longue liste des prétendants-défenseurs du grand maître français. Une telle évolution exacerbe l’exigence et complexifie la concurrence.

La Philharmonie Südwestfalen (Orchestre du Land de Rhénanie du Nord-Wesphalie) apporte sa contribution avec la participation de la violoncelliste française et du chef allemand d’origine égyptienne .

Leur prestation réussie, respectueuse du texte et de l’esprit des œuvres de Saint-Saëns, nous livre une Symphonie n° 1 en mi bémol majeur, écrite en 1850 à l’âge de 15 ans, fluide, riche en timbres variés et en rythmes sculptés. Cette lecture de très haut niveau concerne également le Concerto pour violoncelle n° 1 composé en 1872 et créé à Paris en janvier 1873. L’œuvre reçoit une exécution impeccable de la soliste engagée et convaincante. La Bacchanale extraite de l’acte 3 de l’opéra Samson et Dalila confirme les talents expressifs et descriptifs de Saint-Saëns dans cette exécution optimale dirigée par .

Au total, cette livraison de la symphonie ne devrait recevoir que des éloges, mais étant donnée le sévères rivalités, elle ne saurait détrôner l’interprétation de (Orchestre national de l’ORTF, 1974, EMI), elle-même bien mise à mal par les récentes gravures de (Orchestre philharmonique de Liège, BIS, 2019-2020), de Christian Macelaru (Orchestre national de France, Erato, 2020-2021) et de Thierry Fischer (Orchestre d’Utah, Hyperion, 2007), qui portent plus haut encore l’art du maître français.

Quant au brillant Concerto pour violoncelle n° 1, la version d’ se positionne avantageusement face à Adam Krzeszowiec (Orchestre royal de Liège dirigé par Christian Arming, Outhere, 2013), mais encore face aux belles versions de Henri Demarquette (Alpha), Gauthier Capuçon (Erato), Yo-Yo Ma (CBS) et Rostropovitch (EMI) pour n’en citer que quelques-unes. De toutes les manières, le choix de la version Alpha Classics ne décevra aucunement.

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Camille Saint-Saëns (1835-1921) : Concerto pour violoncelle n° 1 en la mineur op. 33 ; Symphonie n° 1 en mi bémol majeur op. 2 ; Bacchanale de Samson et Dalila op. 47. Astrig Siranossian, violoncelle ; Philharmonie Südwestfalen, direction : Nabil Shehata. 1 CD Alpha. Enregistré salle Leonhard-Gläser, Siegen (Allemagne), en janvier 2021. Notice en français, anglais et allemand. Durée : 60:37

 
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