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La très ambiteuse saison 2026-27 du Namur Concert Hall-Grand Manège

 

Avec une programmation de plus de 80 concerts et la planification de plusieurs enregistrements majeurs dans la somptueuse acoustique du lieu, le Concert Hall-Grand Manège de Namur s’affirme de plus en plus comme un carrefour musical européen de premier plan. Et la prochaine saison marque un double anniversaire : les quatre décennies du Chœur de Chambre de Namur et le premier lustre du bâtiment totalement repensé par sn intendant Jean-Marie Marchal.

Pour ses 40 ans, le Chœur de Chambre se confronte aux sommets de Bach : une Messe en si mineur avec Il Gardellino et les deux Passions (selon saint Matthieu avec Leonardo García-Alarcón selon saint Jean avec Reinoud Van Mechelen et a Nocte temporis. Sa polyvalence éclatera dans les grandes tragédies et résurrections baroques : Médée (Charpentier) avec Les Épopées de Stéphane Fuget et Marie-Nicole Lemieux dans le rôle-titre – en prise de rôle ; Alcide de Louis Lully et Marin Marais en (re)création mondiale avec de nouveau Reinoud van Mechelen et ses forces ; la redécouverte du Falstaff de Salieri dirigé par René Jacobs avec le B’Rock orchestra ou encore le Requiem  d’André Campra, avec le retour de Christophe Rousset. Par ailleurs, les voix solistes seront aussi à la fête, tels les Prégardien père et fils, Lucile Richardot ou encore Sandrine Piau.

Le Grand Manège convoque une constellation d’invités et Orchestres partenaires. Leonardo García-Alarcón et la Cappella Mediterranea y déploient un cycle étourdissant, de l’Orfeo de Monteverdi à l’Ercole amante de Cavalli qui fera l’objet d’un nouvel enregistrement. Une journée à la découverte de Jacques Arcadelt, le Namurois de la renaissance quand Chouchane Siranossian viendra rejoindre l’orchestre baroque en concert et enregistrer in loco les concerti pour violon de J.S Bach. Jordi Savall apportera  sa lumière humaniste, au Jardin des Hespérides, tandis que Vox Luminis et Lionel Meunier cisèleront de Purcell un Didon et Énée puis un King Arthur, très attendus.

Côté symphonique, le Belgian National Orchestra et l’Orchestre National de Metz Grand Est, l’Orchestre royal de Chambre de Wallonie, ou encore l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège (en collaboration avec la Philha’de Namur) seront comme ces dernières saisons de la partie : on attend par exemple, avec curiosité la vision de Ton Koopman dans  des symphonies de Beethoven et Mozart avec  l OPRL !

L’excellence belge, l’Art du clavier et de la musique de chambre seront portés par des solistes d’exception. Lorenzo Gatto offrira une intégrale des concerti pour violon de Mozart en deux séances ; Elsa de Lacerda avec Mathieu Idmtal donneront leur vision de  quelques sonates du maître salzbourgeois. Le violoncelliste Pierre Fontenelle explorera quelques arctic fevers continuant d’exhumer les trésors du répertoire belge en compagnie de sa partenaire attitrée Cagil Cansu Sandilag.

Le piano occupe une place de choix dans la programmation avec la virtuosité de Jean-Baptiste Fonlupt ; François Dumont  confrontant Bach avec son héritage romantique et une intégrale des préludes de Debussy par Élodie Vignon (récent Prix Caecilia).

Le bicentenaire de la mort de Beethoven sera dignement fêté avec entre autres le quatuor Hermès ; les pianistes Éric Lesage, Théo Fouchenneret et Orlando Bass ; puis, en fin de saison, par le Quatuor Ébène, outre divers concerti et symphonies donnés dans le cadre des concerts symphoniques par des solistes tels que Cédric Tiberghien et Ilja Gringolts.

La programmation ose des sentiers de traverse fascinants : la création de la Messe des Glaces de Jean-Luc Fafchamps, sorte de liturgie polaire d’une urgence écologique poignante, portée par la soprano Sarah Defrise et de nouveau le Choeur de Chambre local, le Miroir de Jésus (André Caplet) – œuvre mystique intimiste d’une rare intensité, servie par la voix de Julie Vercauteren avec les jeunes pousses des Pastoureaux et l’ensemble Sturm und Klang ; divers projets Bach, incursions répétées dans la forêt des cantates avec l’ensemble Il Convivio de Maud Gratton ou le Ricercar Consort. Mais encore l’ensemble Clematis explorera par deux fois les sources ayant influencés le Cantor. Les orgues de Saint-Loup seront plus d’une fois mis en valeur – notamment par Lorenzo Ghielmi, également autour et à l’entour de J.S. Bach.

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