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Shakuntala ou l’art de transmettre la joie

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Paris. MPAA Saint-Germain. 10-I-2026. « La reconnaissance de Sakountala par Kâlidâsa ». Mise en scène et scénographie : Kamal Kant. Chorégraphie : Megha Jagawat. Création lumière : Shakila Sankar et Arthur Minthe. Décors : Amélie Djoehana. Costumes : Hélène Renard et Megha Jagawat. Création vidéo et graphisme : Jessica Komguen. Danseurs de la Compagnie Triwat.

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La propose Shakuntala, un spectacle réjouissant qui mêle les danses traditionnelles et folkloriques indiennes à la flamboyance des chorégraphies plus modernes popularisées par les films de Bollywood.

Alors que le public s'installe dans la salle de la MPAA Saint-Germain, toutes lumières allumées, des danseurs s'échauffent, discutent. Arrive alors le directeur annonçant qu'ils vont travailler une nouvelle création, Shakuntala, inspirée par le récit du poète indien du IVᵉ siècle, Kâlidâsa. Shakuntala repose sur les amours contrariées de la belle Shakuntala et du roi Dushyanta, qui va les mener de la forêt où ils se rencontrent, jusqu'au palais du roi pour les retrouvailles finales. Ce préambule fait entrer le public de plein pied dans un univers haut en couleurs, à l'énergie communicative.

Dès l'ouverture du premier rideau, nous en prenons plein les yeux. Devant un écran en fond de scène qui représente une forêt, le plateau est parsemé de pétales de fleurs et de feuilles. Une danseuse apparaît sous forme de paon, un danseur/chevreuil est poursuivi par le roi Dushyanta, arc à la main. Puis arrivent des jeunes femmes vêtues de costumes traditionnels chatoyants. La merveilleuse capte tous les regards tant elle est expressive et maîtrise à merveille la danse traditionnelle du nord de l'Inde, le kathak, avec ses mouvements de mains si particuliers appelés mudras et ses claquements de pieds rapides et codifiés. Cette danse serait d'ailleurs à l'origine du flamenco, après avoir traversé l'Asie et l'Europe dans le sillage des danseurs nomades du désert du Thar. La danseuse-chorégraphe, formée dès l'enfance aux danses folkloriques indiennes avant de collaborer avec de nombreux artistes d'univers différents est de quasiment tous les tableaux, accompagnant la jeune Shakundala dont le roi va tomber amoureux.

Chacun des cinq actes est l'occasion de changements de décors, mais aussi de costumes, tous extrêmement élaborés, chatoyants, plein de couleurs. Sur scène, les dix-huit danseurs et danseuses se livrent tout à tour à des danses de groupe qui semblent monter en intensité. Réalisés à la perfection par ces artistes passionnés, tous les tableaux transmettent énergie et joie de danser. La chorégraphie, signée , permet de découvrir la richesse de la danse du sous-continent indien et sa diversité. Le point d'orgue du spectacle est sans aucun doute la danse des pêcheurs qui, par son style flamboyant typiquement Bollywood, transporte littéralement le public. De bout en bout, on est conquis par les visages expressifs, les mouvements de mains typiques et délicats qui expriment parfaitement les sentiments des protagonistes, les ondulations des corps, les sauts et les claquements de pieds qui font tinter les clochettes attachées aux chevilles des danseurs.

Si ce spectacle s'inscrit dans la pure tradition indienne, sa dimension universelle est soulignée par une voix off à la fin du spectacle. Elle rappelle que, comme les deux amoureux qui finalement se retrouvent à la fin de la pièce, malgré les épreuves rencontrées, chacun de nous trouvera également in fine sa place dans le monde. A méditer !

Crédits photographiques : ©

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Paris. MPAA Saint-Germain. 10-I-2026. « La reconnaissance de Sakountala par Kâlidâsa ». Mise en scène et scénographie : Kamal Kant. Chorégraphie : Megha Jagawat. Création lumière : Shakila Sankar et Arthur Minthe. Décors : Amélie Djoehana. Costumes : Hélène Renard et Megha Jagawat. Création vidéo et graphisme : Jessica Komguen. Danseurs de la Compagnie Triwat.

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