Archives de l’auteur : Patrick Georges Montaigu

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À propos de Patrick Georges Montaigu

Né à Paris dans la seconde moitié du XXe siècle et la première moitié XIIe arrondissement, à une période où on pouvait encore apprendre à l’école primaire à lire la musique en même temps qu’on apprenait à lire le français, ce n’est que vers les 10-11 ans qu’il a vécu l’expérience traumatisante qui allait le transformer pour le reste de sa vie en un représentant de cette curieuse espèce d’homo sapiens qu’on appelle « mélomane ». Ayant reçu en cadeau de Noël un électrophone, il a posé sur le plateau un de ces Long Play 33⅓ de la discothèque familiale, celui où figurait en bas à gauche l’image affable de Serge Koussevitzky et en haut à droite celle plus menaçante, de Beethoven. Le titre Symphony N°5 in C minor Op.67. Le célèbre Pom Pom Pom Pommm introductif venait de ferrer une nouvelle victime, la phénoménale coda du premier mouvement allait achever définitivement le travail. Dès lors les dés étaient jetés, Beethoven allait être à ses oreilles et pour toujours le plus grand des grands. Ensuite, grâce en particulier à France Musique, il a progressivement découvert l’ensemble du répertoire et affûté son oreille à l’écoute de la célèbre « Tribune des critiques de disques » (et ses succédanés) où étaient comparé diverses interprétations d’une même œuvre. Le plaisir malicieux d’écouter la musique en lisant la partition allait s’imposer lors d’une autre expérience mémorable lorsque France Musique diffusa en un week-end l’intégrale des sonates de Beethoven par trente deux pianistes différents. La partition de ces sonates, qui faisait partie de la bibliothèque familiale, passa le week-end sur ses genoux ouvrant de nouvelles perspectives d’écoute en même temps que posant les bases d’une exigence critique qui ne fera que croître avec le temps. Depuis de nombreux disques et partitions ont rejoint les étagères du salon, et la fréquentation des salles de concerts a apporté l’indispensable contact physique avec les instruments, même si les conditions acoustiques de certaines salles ne le rendent pas toujours satisfaisant.
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