Ne pas réduire Pachelbel à son Canon

À emporter, CD

(1653-1706) : Toccata en ut ; Jauchzet dem Herrn (motet)  ; Was Gott tut, das ist wohlgetan (cantate)  ; Was Gott tut ist wohlgetan (partita)  ; Gott ist unser Zuversicht (motet)  ; Christ lag in Todesbanden (version orgue)  ; Christ lag in Todesbanden (cantate)  ; Jauchzet dem Herrn (cantate). , soprano ; , tenor. Chœurs de chambre de Namur, solistes : Aurore Bucher, soprano ; Helen Cassano, mezzo-soprano ; et Arnaud Raffarin, contre-ténors ; Vinciane Soille, contralto ; Frédéric Bourdin et Philippe Frœliger, ténors ; Etienne Debaisieux et Philippe Favette, basses. David Van Bouwel, orgue. , direction et cornet à bouquin : . 1 CD Ricercar Ric 255. Code barre : 5 400439 002555. Enregistrement à l’église Saint-Apollinaire à Bolland (Belgique) et sur l’orgue Thomas de l’église de Gedinne (Belgique) du 12 au 15 octobre 2006. Notice trilingue : français, allemand, et anglais ; Durée : 60’54’’

 

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Non la musique de Pachelbel, ne se réduit pas à son très populaire Canon sur une basse obstiné ! L’un des mérites de ce disque c’est de nous faire découvrir la diversité créative de ce compositeur, tout d’abord par le biais de sa musique d’orgue où Pachelbel fut influencé aussi bien par les traditions luthériennes que par les organistes italiens. Un certain nombre de pièces qui nous sont donc ici présentées reflètent ce double héritage. Interprétées sur un orgue Thomas, copie d’un instrument ancien, elles sont la première source d’émerveillement de ce CD. La sonorité chaude, la palette sonore de l’instrument et le jeu subtil et clair de David Van Bouwel offrent à ces œuvres une renaissance méritée.

Mais cet enregistrement est surtout consacré à la musique vocale religieuse de Pachelbel, le motet et la cantate, qui nous permettent de mieux percevoir les liens étroits entre la musique de Pachelbel et de Bach. Cette musique est d’une beauté subjuguante.

est un alchimiste. Il nous révèle des voix, des couleurs, des reflets et parvient à un équilibre si parfait entre solistes, chœurs et instrumentistes que de cette musique émane une lumière heureuse, une joie, une force qui nous emporte, et nous libère. Et au-delà, il y a la voix bouleversante de  : une expressivité tragique ou joyeuse, des attaques franches et enthousiastes, des aigus qui scintillent de milles feux, des graves profonds et troublants. Elle nous apparaît et nous guide, telle l’étoile du Berger.

Jean Tubéry parvient réellement à nous faire redécouvrir avec un réel bonheur l’œuvre d’un maître qui influença Bach dans sa formation.

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