Sonatines pour clarinette et piano

À emporter, CD, Concert/Récital

Malcolm Arnold (1921-2006) : Sonatine pour clarinette et piano. Bohuslav Martinů (1890-1959) : Sonatine pour clarinette et piano. (né en 1961) : Sonatina lirica pour clarinette et piano. Pierre Sancan (1916-2008) : Sonatine pour clarinette et piano. Raymond Chevreuille (1901-1976) : Sonatine pour clarinette et piano. Marcel Poot (1901-1988) : Sonatine pour clarinette et piano. Joseph Horovitz (né en 1926) : Sonatine pour clarinette et piano. Ronald Van Spaendonck, clarinette. Eliane Reyes, piano. 1 CD Fuga libera FUG558. Enregistré du 11 au 14 juin 2009, Studio de la Bonne Place, Bruxelles. Notice bilingue (français, anglais). Durée totale : 63’26’’

 

Fuga Libera

A croire que la clarinette n’a eu au XXe siècle que des «sonatines» ! Il manque pour être complet celles de Darius Milhaud et Arthur Honegger… Mais ces brèves pièces, toutes en trois courts mouvements, n’ont que peu de rapports entre elles si ce n’est titre et forme. Les perles y côtoient la vacuité…

Coté bonnes surprises, la très vivifiante Sonatine de Bohuslav Martinů, typique de son auteur, avec ses mesures irrégulières, ses à-coups rythmiques, ses moments de recueillement et sa virtuosité débridée. Coté «musique-que-c’est-pas-la-peine», la très lénifiante Sonatine de Malcolm Arnold (qui oscille entre Stravinsky, le sirop à la guimauve ou Darius Milhaud selon les mouvements) et la dégoulinante Sonatine de Joseph Horovitz, enfant illégitime de Brahms et Gershwin qui n’aurait gardé de l’œuf originel que la coquille. Le reste de ce disque se situe entre les deux. On a de la peine à croire que la Sonatina lirica de a été écrite en 2008, malgré des sonorités très sensuelles dans la partie de piano. Pierre Sancan, Raymond Chevreuille ou Marcel Poot ont écrit des œuvres très virtuoses, typique des morceaux imposés dans les concours de conservatoire, et non dénués d’intérêt.

Un disque qui s’entend plus qu’il ne s’écoute, à laisser entre les mains de passionnés de clarinette ou aux curieux avides de découvrir des compositeurs belges. Les meilleurs musiciens, dont font partie Ronald Van Spaendonck et Eliane Reyes, ne pourront jamais malgré tout leurs talents rendre justice à certaines pièces vides de sens. En lieu et place des deux compositeurs britanniques (Malcolm et Horovitz), les sonatines (pour rester dans la thématique) de Milhaud et Honegger, pas tant enregistrées que ça, auraient eu toutes leurs places.

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