Michel Portal le magnifique.

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Une nouvelle fois, la magie du festival aux chandelles a joué, la petite église des mineurs suffisant à peine à contenir la foule des mélomanes attirés à la fois par le cadre et le programme proposé. Le festival aux chandelles de Saint-Pierre-sur-l’Hâte, qui se déroule dans la petite église juchée sur les hauteurs de Sainte-Marie-aux-Mines, a débuté en apothéose, jeudi soir, par un programme entièrement consacré à Brahms…

Festival aux chandelles

Une nouvelle fois, la magie du festival aux chandelles a joué, la petite église des mineurs suffisant à peine à contenir la foule des mélomanes attirés à la fois par le cadre et le programme proposé.

Le festival aux chandelles de Saint-Pierre-sur-l’Hâte, qui se déroule dans la petite église juchée sur les hauteurs de Sainte-Marie-aux-Mines, a débuté en apothéose, jeudi soir, par un programme entièrement consacré à Brahms.

La recette de ce succès a fait ses preuves depuis déjà de nombreuses années : des artistes de grand talent, proposant un programme de qualité. Le décor contribue à créer le reste de l’ambiance : une petite église de pierre et de bois, éclairée par quelques 200 chandelles et quatre suspensions à pétrole et décorée de fleurs des champs, le tout formant un cadre romantique à souhait. Le nombre de places restreint achève de donner un caractère intimiste à ces concerts.

Le programme débuta par la sonate pour violoncelle et piano n°1 en mi mineur opus 38, avec (violoncelle) et (piano). Dès les premières notes le charme a joué. Il faut dire que les deux artistes n’ont plus à faire leur preuve, étant salués unanimement par la critique.

Vint ensuite la grande vedette de la soirée, le clarinettiste , qui, lui non plus, n’a plus besoin de prouver son talent. Il interpréta, accompagné de , une œuvre de maturité du compositeur, la sonate en fa mineur opus 120 n°1. le génie de l’artiste a fasciné l’auditoire, qui s’est mis à vibrer au rythme de la clarinette, charmé par les sonorités chaudes issues de cet instrument. Une nouvelle fois, le clarinettiste a su démontrer la grandeur de son jeu, dans une interprétation d’anthologie de cette sonate, la faisant ainsi redécouvrir aux mélomanes présents dans l’église. le talent du pianiste, dans cette interprétation, fut de savoir s’effacer devant la virtuosité et la sensibilité musicale de .

Dans la seconde partie du programme, les trois artistes étaient réunis, interprétant avec brio une autre œuvre de maturité de Brahms, le trio pour clarinette, violoncelle et piano en la mineur, opus 114. Pour ce trio, terminant en un véritable feu d’artifice musical le premier concert du cru 2001 du festival aux chandelles, les trois artistes ont pu donner libre cours à leur immense talent. Il est difficile de décrire les impressions éprouvées à l’audition de cette œuvre, tant les superlatifs paraissent faibles et fades devant tant de génie.

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