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Trois Ballets sur DVD ; Variété des styles

À emporter, Danse , Documentaire, DVD, DVD Danse

3 DVD en boîtier cartonné, disponibles séparément. 1 DVD TDK. PAL. Durée : 67 min (Coppelia) + 52 min (documentaire). Léo Delibes et Charles Nutter. « Coppelia » à l’Opéra de Paris + Documentaire sur l’École de danse. 1 DVD TDK. PAL. Durée : 104 min (Casse-Noisette) et 22 min (documentaire) Enregistrement : 1999. Sous-titrage en cinq langues. 1 DVD TDK. PAL. Durée : 105 min. Enregistrement : 1990. « Giselle » au Bolchoï.

 

Trois DVD réunis par TDK en un boîtier cartonné sous le titre « Ballets », avec trois programmes aussi disparates que possible sont une bonne occasion d’admirer trois styles aussi différents que ceux du Bolchoï, de l’Opéra de Paris et du , tous filmés en direct dans les conditions du spectacle vivant.

« Coppelia » à l’Opéra de Paris

Avec quelle impatience on l’attend chaque année le spectacle que l’École de danse que l’Opéra de Paris monte pour la plus grande joie du public, des élèves et de leurs familles ! Un vrai spectacle de professionnels ! En ce mois de mai 2001, c’était « Coppelia » de et Charles Nutter d’après E.T.A Hoffmann, avec l’Orchestre de l’Opéra dans la fosse, dirigé avec toute la bonhomie et le talent de David Coleman. Sauf que les « Étoiles » d’un soir avaient tout au plus dix-huit ans ! Cette année là, avait choisi de faire danser pour la première fois à l’École la chorégraphie de Saint-Léon et Delibes dans la chorégraphie originale de 1870 remontée par elle-même et , un vrai petit bijou dans ses décors de toiles peintes et ses costumes colorés réalisés d’après les maquettes de la création. La très jeune apporte à Swanilda tant de grâce, de pétillant et de virtuosité dans sa danse et d’humour dans la pantomime, surtout au second acte qu’on a l’impression qu’elle n’a fait que cela de toute sa vie. Son Franz, , fils des Étoiles Denis Ganio et Dominique Kalfouni, lequel vient à 19 ans de passer « sujet » lors du concours de fin d’année 2003, se laisse convaincre sans difficulté sous l’œil amusé du Coppelius de … lui-même ! Un ravissant spectacle qui eet une bonne alternative à la version plus récente de qui est au répertoire courant de l’Opéra de Paris.

Le documentaire sur l’École de danse qui suit, date de 1996, soit de bien avant les polémiques récentes sur cet établissement national. Sans vouloir entrer dans la discussion, il montre une image modèle de « la meilleure école de danse au monde », selon sa directrice qui a réalisé avec Dirk Sanders et présente ce programme avec une légitime fierté, autant pour ses professeurs, que ses élèves et que pour le bâtiment de Nanterre construit par Christian de Portzamparc qui aurait tenu largement compte de ses avis. De fait, l’architecture est belle, les espaces lumineux, les élèves semblent heureux et les professeurs contents. Intéressant, ce documentaire d’une petite heure est un complément parfait au programme qui le précède.

« Casse-Noisette » de

La chorégraphie de caractère autobiographique par du « Casse-Noisette » de Tchaïkovski et laisse des impressions mitigées. On ne touche pas impunément aux grands classiques et la magie de ce ballet romantique tient si fort à son contexte historique, surtout en son premier acte, qu’il faut une sacrée imagination pour la dépasser et y substituer des souvenirs personnels. C’est, malgré tout le savoir-faire du Béjart Ballet de Lausanne ; Gil Roman et Juichi Kobayashi en tête, malgré les superbes costumes d’Anna De Giorgi et Jean-Paul Gauthier (pour les robes d’Yvette Horner), malgré l’immense talent de musicienne de cette dernière, un hybride très caractéristique de ce que Béjart aime mettre en scène aujourd’hui. Le documentaire d’une vingtaine de minutes « Behind the Scenes » qui suit éclaire rétrospectivement si bien le spectateur sur les intentions du chorégraphe que l’on ne saurait manquer de conseiller de la regarder avant. S’il n’était un peu répétitif, ce serait un exemple de ce que l’on souhaite trouver comme « bonus » pour tout spectacle lyrique ou chorégraphique.

Maurice Béjart du « Casse-Noisette » de Tchaïkovski

« Giselle » au Bolchoï

Rien de tel ne vient après cette « Giselle » filmée en 1990 par les Japonais pendant « l’Ère de Yuri Grigorovitch » à la grande époque brejnevienne du Bolchoï. On vient de voir à Paris avec son « Ivan le Terrible » et son « Lac des Cygnes » deux réalisations de ce grand « tsar » de la danse moscovite. Sa « Giselle » est d’une esthétique on ne peut plus fidèle au modèle. Elle utilise la chorégraphie originale de Coralli, Perrot et Petipa de 1841. La clairière romantique du premier acte en toiles peintes ne manque pas de charme, les costumes non plus. L’acte blanc est l’archétype du genre. Le corps de ballet est d’une discipline impeccable notamment les Wilis, les solistes font un peut trop leur âge mais leur technique est superlative. (Giselle) est probablement une des dernières très grandes interprètes du rôle au Bolchoï. Yuri Vasyuchenko (Albrecht) et Yuri Vetrov (Hilarion) sont exemplaires. Les habitués des compagnies occidentales pourront trouver l’ensemble un peu plus raide, un peu moins spontané et joyeux que ce qu’ils ont coutume d’admirer chez eux mais la danse y est superlative. Une excellente version de référence cependant !

Crédit photographique : (c) DR

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