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Cité de la musique, 24-IV-2004, Ivan Fedele (1953) : Accords, Création française ; Joseph Haydn (1732-1809) : Symphonie concertante n°105 pour violon, violoncelle, hautbois, basson et orchestre en si bémol majeur, Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Symphonie n°4 en sol mineur, K.550, Orchestre Philharmonique de Radio France, Myung-Whun Chung, direction ; Hélène Collerette violon, Daniel Raclot violoncelle, Hélène Devilleneuve hautbois, Jean-François Duquesnoy basson.

ivan_fedele-300x182Concert à la Cité de la musique

Pendant une semaine, la Cité de la Musique rend hommage au grand compositeur italien . Né en 1953, professeur au conservatoire de Côme et vivant à Milan, s’inscrit dans la lignée de ces grands compositeurs contemporains que sont Pierre Boulez, Franco Donatoni dont il a été l’élève, Goffredo Petrassi, Luciano Berio. Il travaille avec l’Ensemble Intercontemporain, l’Ircam. Riche de plus de 50 titres, son œuvre comprend des compositions alliant tous les genres, instrument soliste, concertos, opéras ou électroacoustique. En ce samedi 24 avril, par un beau soleil printanier, a été créée son œuvre Accords, nouvelle grande exploration raffinée dans sa recherche du timbre et des phénomènes de la résonance et de l’écho. Il définit Accords (nouvelle version de Chord, pièce pour 10 instrumentistes écrite en 1986) comme « entièrement basé sur la combinaison de deux représentations opposées d’un même fragment. L’œuvre se présente comme un champs de forces qui s’attirent et se repoussent, jusqu’au moment où elles parviennent à une sorte d’équilibre formel, à équidistance de ces différentes forces ».

A la tête de l’excellent Orchestre Philharmonique de Radio-France qui avait la faveur de cette création mondiale, , fervent disciple de Messiaen (comme Fedele) a su trouver l’équilibre, le rythme, la résonance et la profondeur de cette œuvre captivante. Il faut dire que cet orchestre est une des plus belles phalanges de l’hexagone. Le grand chef coréen disait récemment au réalisateur de télévision Yvon Gérault:« C’est un très bel orchestre qui marche extrêmement bien… Ce que nous voulons au moment de jouer en concert, c’est de pouvoir voler, entrer dans un monde d’émotion et trouver dans le son tout ce qui permet d’aller au cœur des choses pour entraîner le public dans cette émotion », explique le maestro. Habité spirituellement et physiquement par la musique, il construit avec les musiciens du Philharmonique une relation humaine faite de confiance, de respect, de partage et d’admiration et eux sont touchés par la profondeur de ce qui les attend. Il sait ce qu’il veut mais il laisse l’orchestre construire sa personnalité avec une incroyable liberté d’interprétation. Il libère les énergies, le talent de chaque musicien dont il fait un soliste à part entière avant de rapprocher chacun dans une même émotion. Il a une conception très subtile et très fine de la matière sonore pour qu’elle soit toujours vivante.

Suivait la Symphonie concertante n°105 pour violon, violoncelle, hautbois, basson et orchestre en si bémol majeur, de Haydn, créée le 9 mars 1792. Les maîtres mots ont été équilibre, beauté des timbres des solistes et clarté tant dans les développements que dans les thèmes pour l’Allegro et l’Andante jusqu’aux éléments récitatifs du violon soliste dans l’Allegro con spirito. Equilibre aussi dans la relation de l’orchestre et des solistes magnifiquement menée par . Le jeu des quatre solistes a été remarquable de limpidité, de finesse et d’élégance.

Puis ce fut la Symphonie n°40 en sol mineur de Mozart dont le Molto Allegro agité et haletant du premier mouvement a été gaspillé dans tant de publicités et génériques de télévision. Ecrite en juillet 1788, elle est l’une des trois dernières symphonies de Mozart et aucune indication ne nous est parvenue au sujet de sa création. Quelle fougue ! Quelle énergie pleine de jeunesse! Quelle richesse d’écriture et d’orchestration. Une intériorité menée sans timbales, ni trompettes et une richesse expressive éblouissante que l’orchestre a restitué avec une subtilité, un rythme et une beauté qui ont enchanté le public présent dans la salle.

Crédit photographique : (c) DR

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Cité de la musique, 24-IV-2004, Ivan Fedele (1953) : Accords, Création française ; Joseph Haydn (1732-1809) : Symphonie concertante n°105 pour violon, violoncelle, hautbois, basson et orchestre en si bémol majeur, Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Symphonie n°4 en sol mineur, K.550, Orchestre Philharmonique de Radio France, Myung-Whun Chung, direction ; Hélène Collerette violon, Daniel Raclot violoncelle, Hélène Devilleneuve hautbois, Jean-François Duquesnoy basson.

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