Truls Mørk, les belles larmes du violoncelle

À emporter, CD, Musique symphonique

Robert Schumann (1810-1856) : Concerto pour violoncelle. Max Bruch (1838-1920) : Kol Nidrei. Ernest Bloch (1880-1959) : Schelomo. Truls Mørk, violoncelle, Orchestre Philharmonique de Radio France, direction : Paavo Järvi. 1 CD Virgin Classics 7243-5-45664-2-4. Enregistré en décembre 2003 à la Maison de Radio France. Texte en français, anglais, allemand. Durée : 58’51

 

S’il fallait employer un terme pour résumer cet enregistrement, ce serait le mot « élégiaque ». Pour leur second disque en commun, et nous offrent une prestation d’une grande qualité.

Au lendemain d’un séjour difficile à Dresde (1844-1850), trouve en la ville de Düsseldorf un accueil chaleureux et surtout une atmosphère bénéfique à sa création artistique. Composé en seulement dix jours, ce concerto pour violoncelle est une véritable ode pour cet instrument. Aux phrases méditatives, sereines du premier mouvement suit un magnifique lamento qui conclut sur un troisième mouvement vif mais où la mélancolie n’est jamais loin. Pour accompagner le plat de résistance qu’est le concerto de Schumann, ces deux artistes nous offrent deux œuvres rarement jouées en public, Kol Nidrei de et Schelomo d’. Imploration à Dieu, la prière Kol Nidrei est une douce et solennelle mélodie qui est souvent entendu lors de l’office de Yom Kippour (Grand Pardon). Séduit par ce thème, de confession protestante s’inspira de cette supplication afin d’écrire une magnifique pièce concertante plus proche du style de Brahms que de l’esprit religieux original. Mais qu’importe, c’est beau ! La démarche chez est totalement différente puisque le compositeur éprouva le besoin de faire de sa musique l’expression de sa judéité. Schelomo, qui signifie Salomon est une longue méditation concertante sur le thème « tout est vanité ».

De par ses qualités techniques et musicales, démontre une fois de plus qu’il est un grand violoncelliste. Sous la baguette de , l’ connaît de grandes envolées lyriques sans jamais tomber dans le mauvais goût. Le chef et le violoncelliste se connaissent bien pour avoir souvent joué ensemble et cette entente se perçoit à l’occasion de cet enregistrement où le terme de concertant prend tout son sens.

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