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Piero Cappuccilli (Trieste 9.11.1929 – 11.7.2005)

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Le baryton est décédé le 11 juillet 2005 des suites d’une longue maladie. Il avait 75 ans. Originaire de Trieste, son amour de la mer transmis par son père, officier de la Marine italienne, l’amène dès son enfance à s’intéresser à la plongée, sport qu’il aimait immodérément. Il raconte que ses longues immersions en apnée lui ont donné le souffle qu’on lui connaissait !

Il débute dans I Pagliacci au Teatro Nuovo de Milan en septembre 1965. Il a 27 ans. Lauréat du concours international « Viotti » de Vercelli, les portes des théâtres s’ouvrent pour une longue tournée en Allemagne où il chantera Figaro du Barbier de Séville pour plus de quatre-vingts dix représentations. Se considérant comme un chanteur de la « vieille école », il a construit sa carrière sur des bases solides : attendre que sa voix arrive à maturation pour aborder les rôles du Ballo in Maschera ou de La Forza del Destino. Il attendra d’avoir plus de quinze ans de carrière avant de chanter Simon Boccanegra et dix-huit ans avant Macbeth.

Les années soixante le révèle à l’échelon international. Après avoir été Enrico de Lucia di Lammermoor et Amonasro dans Aida à La Scala de Milan en 1964, et Rigoletto aux Arènes de Vérone en 1966, il est Giorgio Germont de La Traviata au Covent Garden de Londres avant de chanter dans I Puritani à Chicago. Mais c’est en 1971, après son apparition dans la mythique production de Simon Boccanegra à La Scala de Milan qu’il enchaînera les succès internationaux, avec notamment sa présence dans Il Trovatore à l’Opéra de Paris en 1973. Puis il chante Macbeth à La Scala sous la direction musicale de Claudio Abbado et scénique de Giorgio Strehler. Parmi ses plus grands succès, à signaler son Iago dans Otello à La Scala de Milan aux côtés de Placido Domingo et sous la direction de Carlos Kleiber en 1976 et son extraordinaire Gérard dans Andrea Chenier au StaatsOper de Vienne en avril 1981 où son « Nemico della patria » récolta une ovation de plus de vingt minutes ! Il va poursuivre une carrière extrêmement dense jusqu’en 1992, date à laquelle, victime d’un très grave accident de voiture, il est contraint d’abandonner sa carrière.

Doté d’une voix splendide, d’une rare homogénéité, d’une douceur mélancolique, d’une ampleur inouïe, restera l’un des plus beaux barytons de la seconde moitié du 20e siècle.

Personnage hautement affable, toujours prompt à répondre aux sollicitations et aux questions de ses admirateurs, sa sérénité lui donnait une prestance remarquable. Fuyant les mondanités, réservé, l’homme Cappuccilli, en dehors du théâtre, n’avait d’intérêt que pour sa famille.

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