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Les pianos de demain. Frédéric Chopin (1810-1849) : 6 mazurkas : en la mineur opus 67 no. 4, en la mineur opus 17 no. 4b, en si bémol majeur opus 17 no. 1, en fa mineur opus 63 no. 2, en fa mineur opus 68 no. 4, en si mineur opus 33 no. 4. Franz Liszt (1811-1886) : Nuages gris S. 199 ; En rêve, nocturne S. 207 ; Miserere de « trovatore » S. 433 ; Paraphrase sur Rigoletto S. 434. Robert Schumann (1810-1856) : Fantaisie en ut majeur opus 17 „Durchaus phantastisch und leidenschaftlich vorzutragen – Im Legendenton – Tempo Primo“. Franz Liszt (1811-1886) : Saint François de Paule marchant sur les flots S. 175. Jean-Sébastien Bach (1685-1750) / Ferrucio Benvenuto Busoni (1866-1825) : Choral « Ich ruf’zu dir, Herr Jesu Christ » BWV 639. Frédéric Chopin (1810-1849) : Etude en sol dièse mineur opus 25 no. 6. Franz Schubert (1797-1828) : Fantaisie « Der Wanderer » en ut majeur D760 opus 15. Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Rondo a cappriccio opus 129 ; Variations opus 34. Iddo Bar-Shaï, Bertrand Chamayou, Severin von Eckardstein, Lise de la Salle, David Fray, Jean-Frédéric Neuburger, piano. Réalisation : Yvon Gérault, Pierre-Martin Juban, Chloé Perlemuter, Dominique Pernoo, Andy Sommer. Enregistré live du 8/13-VIII-2004 à la Roque d’Anthéron. 1 DVD Naïve. Zone 0. Durée : 110’03’’.

 

Les pianos de demainLa série de DVDs « pianos de la nuit » permet depuis deux ans maintenant de diffuser les moments forts du festival de la Roque d’Anthéron, rendez-vous incontournable des aficionados du piano. « Pianos de demain » propose une vision kaléïdoscopique mais non exhaustive de ce que sont les nouveaux hérauts du piano, et c’est avec bonheur que l’on assiste à l’expression de six talents dont chacun fait montre d’une réelle spécificité.

Ayant opté pour un programme loin de toute esbrouffe pianistique, se hisse dans une voie étroite dont il se sort merveilleusement, incarnant les mazurkas de Chopin avec un sens du rubato inné, et une sonorité ronde exempte de tout pathos. Couleur, sincérité et concentration sont les maîtres mots de dont on admirera la technique articulée et transcendante ici rendue par une caméra intelligente. Les mêmes qualités desservent le jeu de , lauréat du dernier concours Reine Elisabeth. Son interprétation de la fantaisie de Schumann est un miracle de fluidité et de naturel, et la poésie introvertie du jeune homme rappelle que l’on peut être expressif sans être expansif. Inutile de présenter ou de rappeler son étonnante précocité, que l’on en juge en se référant aux chroniques de nos collaborateurs sur ses deux enregistrements parus chez Naïve. Sa présente prestation publique ne vient que nous conforter dans notre opinion : si la jeune fille interprète des pièces qu’elle a déjà abordées d’innombrables fois au concert, on est surpris par un sens de la prise de risque qui n’appartient qu’au « live ». nous déconcerte cependant, non à cause d’une interprétation approximative de la fantaisie « der Wanderer » de Schubert, mais par une attitude au piano parfois trop excentrique. On ne pourrait répertorier toutes les manies du jeune homme qui se plait à surenchérir son exécution d’agréments dignes d’un Gould. Mais Fray n’est pas Gould et on ne voit aucune sincérité dans cette mise en scène, plutôt une sensation de suffisance et d’auto-contemplation. Aux antipodes de son prédécesseur, aborde le jeune Beethoven avec un sens de l’humour et une netteté de trait qui lui sont propres. Sa technique, son aspect au piano sont immédiatement identifiables, en rien académiques, et apportent la conviction que le piano a de beaux jours devant lui …

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Les pianos de demain. Frédéric Chopin (1810-1849) : 6 mazurkas : en la mineur opus 67 no. 4, en la mineur opus 17 no. 4b, en si bémol majeur opus 17 no. 1, en fa mineur opus 63 no. 2, en fa mineur opus 68 no. 4, en si mineur opus 33 no. 4. Franz Liszt (1811-1886) : Nuages gris S. 199 ; En rêve, nocturne S. 207 ; Miserere de « trovatore » S. 433 ; Paraphrase sur Rigoletto S. 434. Robert Schumann (1810-1856) : Fantaisie en ut majeur opus 17 „Durchaus phantastisch und leidenschaftlich vorzutragen – Im Legendenton – Tempo Primo“. Franz Liszt (1811-1886) : Saint François de Paule marchant sur les flots S. 175. Jean-Sébastien Bach (1685-1750) / Ferrucio Benvenuto Busoni (1866-1825) : Choral « Ich ruf’zu dir, Herr Jesu Christ » BWV 639. Frédéric Chopin (1810-1849) : Etude en sol dièse mineur opus 25 no. 6. Franz Schubert (1797-1828) : Fantaisie « Der Wanderer » en ut majeur D760 opus 15. Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Rondo a cappriccio opus 129 ; Variations opus 34. Iddo Bar-Shaï, Bertrand Chamayou, Severin von Eckardstein, Lise de la Salle, David Fray, Jean-Frédéric Neuburger, piano. Réalisation : Yvon Gérault, Pierre-Martin Juban, Chloé Perlemuter, Dominique Pernoo, Andy Sommer. Enregistré live du 8/13-VIII-2004 à la Roque d’Anthéron. 1 DVD Naïve. Zone 0. Durée : 110’03’’.

 
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